Motion pour plus de transparence suite au scandale Publifin

Suite au scandale Publifin, le groupe Ecolo soumettra ce mardi 21 février, lors du Conseil communal, une motion poursuivant plusieurs objectifs.

Le premier objectif est évidemment de dénoncer les abus mis au jour par toute cette affaire et le tort qu’ils font à la démocratie.

Mais le but recherché par cette motion n’est pas d’être polémique ou de pointer du doigt les uns ou les autres. D’autres lieux que le Conseil communal de Huy sont en effet plus appropriés pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et sur les responsabilités des différents acteurs.

Au contraire, le but de ce texte est de contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans les mandataires politiques en réaffirmant notre volonté, à tous, d’être transparents et d’agir exclusivement dans l’intérêt général de nos concitoyens.

Car ce qui nous met le plus en colère dans toute cette histoire Publifin, c’est que par le comportement totalement immoral et indécent de certains mandataires, le discrédit a été jeté sur l’ensemble de la classe politique et sur l’ensemble des intercommunales, outils pourtant essentiels au développement socio-économique de notre société.

Or, nous sommes convaincus qu’il y a, dans tous les partis, énormément de gens de qualités et investis pour le bien commun.

Toujours est-il que cette affaire démontre la nécessité d’adopter de nouvelles règles encore plus strictes, mais surtout de faire appliquer les règles déjà votées par la Région.

Quel contenu ?

C’est donc l’objet de cette motion qui porte sur deux volets. Tout d’abord, elle réaffirme l’engagement de tous au sein du Conseil à servir l’intérêt général du mieux possible, dans le respect des règles légales mais surtout éthiques.

Dans un second temps, elle vise à réclamer une série de choses, à l’instar de ce qu’ont fait d’autres communes membres de Publifin, comme Herstal ou Thimister :

  • Faire la clarté totale sur le fonctionnement de Publifin, qui a échappé aux mécanismes classiques de tutelle, permettant d’identifier les dysfonctionnement, et mettre en place un mécanisme de contrôle renforcé.
  • Mettre en place un cadastre public des mandats, missions, contrats, intérêts directs et indirects de tous les mandataires, élus et non élus, présents au sein de Publifin et de ses filiales, et de toute structure à caractère public.
  • Requérir la justification de l’affectation des résultats et des précisions sur les montants distribués aux actionnaires ainsi que des projections fiables pour l’avenir.
  • Solliciter l’instauration pour les dirigeants et mandataires de toute structure à caractère public de normes de plafonnement claires, raisonnables et transparentes pour leur rémunération et de règles de délégation de pouvoir ;
  • D’instaurer l’interdiction rapide du cumul entre une fonction dirigeante exécutive au sein d’une entreprise publique ou privée à participation publique et un mandat exécutif dans une commune ou une province.

Découvrez ici le texte complet de la motion proposée ce mardi soir.

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Abris de nuit : pourquoi pas une solution à plusieurs communes ?

Récemment, la presse a mis en lumière une situation réellement problématique, à savoir l’absence d’abris de nuit pour accueillir les sans-abris dans un rayon de 30 km autour de Huy. Ainsi, ces derniers sont obligés d’aller jusqu’à Liège ou Namur pour trouver une telle structure, ce qui est évidemment très compliqué pour la plupart d’entre eux.

Ils sont dès lors obligés de dormir dans la rue ou de squatter des immeubles abandonnés.

Il faut souligner le travail remarquable déjà effectué par le CPAS dans l’accompagnement de ces personnes, malgré des moyens toujours plus réduits.

Mais il n’empêche que la question du logement reste réellement problématique et c’est l’objet de la proposition constructive que nous ferons au Conseil communal de ce mardi 21 février.

En effet, dans la presse, le Collège précisait que la mise en place d’un tel abris de nuit coûte cher et que la Ville de Huy est trop petite pour qu’un tel projet puisse être subsidié.

Afin d’alimenter la réflexion et de tenter de contribuer à une solution, nous poserons donc une double question au Conseil communal :

  • Quel coût représenterait exactement la mise en place d’un tel service (en ce compris l’accompagnement humain nécessaire) ?
  • Pourquoi ne pas envisager un projet rassemblant plusieurs communes afin de réaliser des économies d’échelle et de pouvoir prétendre à des subsides ?

On sait à quel point ce type d’association est aujourd’hui décrédibilisé dans l’opinion suite au scandale Publifin, et il s’agirait sans doute d’une belle façon de lui rendre ses lettres de noblesse.

Comment le Collège réagira-t-il à cette proposition ? Réponse ce mardi soir !

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