Rue Neuve : les panneaux en bois, c’est bien ; un vrai projet, c’est encore mieux !

Profitant de l’installation récente de la palissade devant cacher le chancre de la Rue Neuve, Rodrigue Demeuse et Samuel Cogolati, Conseillers communaux Ecolo, ont poussé, ce mercredi, la porte des magasins de la rue pour aller à la rencontre des commerçants et recueillir leur avis sur le dispositif.

Bien que les commerçants attendaient cet ouvrage de camouflage avec impatience depuis deux ans, ils ne veulent pas en rester là et exigent tous un véritable projet d’aménagement à long terme pour embellir la rue Neuve. Ecolo partage cette vision des choses.

En ce qui concerne le dispositif transitoire, les deux Conseillers saluent l’ouvrage qui était bien nécessaire. Toutefois, ils rappellent que, lors du Conseil communal de mars 2017, Ecolo avait proposé de transformer les palissades en véritables œuvres d’art, comme à Paris ou à Bruxelles, en demandant à des artistes professionnels et reconnus de la région d’embellir la rue Neuve et même de projeter des jeux de lumière sur les bâtiments. L’idée était bien entendu de rajouter de la lumière et de la couleur à la rue Neuve, pour mettre en valeur cette artère commerciale et attirer de nouveaux visiteurs, en attendant la réalisation d’un projet à long terme. Mais le Collège avait balayé cette proposition d’un revers de la main. Une telle démarche aurait pourtant apporté une dimension bien plus originale aux aménagements provisoires.

Plus fondamentalement, Ecolo lance un appel à la réflexion, mais surtout à l’action, afin de voir plus loin et, dès aujourd’hui, de préparer l’avenir de la rue Neuve :

  • Pourquoi ? La palissade qui occulte le chancre doit rester provisoire, le temps de développer un vrai projet sur le site. C’est ce que demandent tous les commerçants, de manière unanime. Et c’est aussi pourquoi Rodrigue Demeuse et Samuel Cogolati déplorent que la majorité n’ait à ce stade développé aucun projet concret pour le futur de la rue Neuve. Vu la complexité du dossier et la multiplicité des propriétaires, le terrain pourrait encore rester en l’état durant 10 ans. Nous ne pouvons donc pas attendre et nous réfugier derrière les droits de propriété privée, au risque de voir la rue Neuve se désertifier. La Ville a notamment le pouvoir d’exproprier ce chancre pour cause d’utilité publique, et doit en faire usage.

 

  • Quoi ? Les commerçants ont des attentes très spécifiques : des nouveaux commerces de qualité à la fois beaux et innovants, qui pourraient faire revenir les clients et touristes dans l’artère commerciale autrefois si conviviale. Vu l’important espace disponible sur le site, les Conseillers communaux Ecolo avancent l’idée d’un piétonnier élargi et d’une petite place lumineuse, sécurisée et bordée de commerces au rez-de-chaussée, de nouveaux appartements à l’étage, et d’un espace occupé notamment par un salon de dégustation (par exemple, une crêperie ou un glacier) avec une petite terrasse où il serait agréable de se poser. Il s’agit évidemment d’une idée devant alimenter la réflexion et qui doit pouvoir être améliorée et retravaillée avec les Hutois.

 

  • Comment ? C’est à la Ville de Huy, en parfait accord avec les riverains et commerçants de la Rive Gauche, qu’il appartient de tracer les balises du nouveau projet. A l’image de la reconstruction du quartier Léopold à Liège, la Ville de Huy pourrait alors, après expropriation, organiser un concours d’architectes. Ecolo propose de rendre ce concours aussi transparent que possible en demandant directement l’avis des Hutois sur le meilleur projet pour le futur de la rue Neuve.

Le chancre doit faire place au renouveau de la rue Neuve. C’est maintenant qu’il faut réfléchir à l’avenir, et faire souffler un vent d’énergie et de dynamisme sur la Rive Gauche.

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« Huy : pour Ecolo, la Ville doit exproprier le chancre rue Neuve » – La Meuse (23/07/2017)

Rodrigue Demeuse et Samuel Cogolati regrettent que le Collège ait rejeté leur proposition, en mars dernier, de transformer les palissades en œuvres d’art, comme à Paris ou à Bruxelles, en demandant à des artistes professionnels et reconnus de la région d’embellir la rue Neuve et de projeter des jeux de lumière sur les bâtiments.

Mais les deux jeunes gens souhaitent surtout un renouveau de la rue Neuve. Et formulent en ce sens trois idées :

Exproprier. «  La palissade qui occulte le chancre doit rester provisoire, le temps de développer un vrai projet sur le site. C’est ce que demandent tous les commerçants, de manière unanime. Et c’est aussi pourquoi nous déplorons que la majorité n’ait à ce stade développé aucun projet concret pour le futur de la rue Neuve. Vu la complexité du dossier et la multiplicité des propriétaires, le terrain pourrait encore rester en l’état durant 10 ans. Nous ne pouvons donc pas attendre et nous réfugier derrière les droits de propriété privée, au risque de voir la rue Neuve se désertifier. La Ville a notamment le pouvoir d’exproprier ce chancre pour cause d’utilité publique, et doit en faire usage. »

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« Le nouveau parking de la gare de Huy est payant » – La DH (6/07/2017)

Le nouveau parking de la gare de Huy est terminé. Ce nouveau parking devrait faciliter le stationnement des navetteurs. Cependant, il sera payant. L’opposition Ecolo redoute que les navetteurs se reportent vers la gare de Statte où le parking est gratuit.

Rodrigue Demeuse et Samuel Cogolati, conseillers communaux Ecolo, étaient présents jeudi matin à l’occasion de l’inauguration du nouveau parking de la SNCB à la gare de Huy. Ils ont eu l’occasion d’apprécier la qualité des installations et la volonté partagée des autorités du rail et de la Ville de transformer le visage de ce quartier en un véritable nœud multimodal. Ils regrettent néanmoins le prix élevé du nouveau parking ainsi que l’absence de station de voitures partagées, pour encourager la mobilité verte à Huy.

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Anne Vanbrabant

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Nouveau parking à la gare de Huy : il reste du travail pour en faire un vrai noeud multimodal !

Les Conseillers communaux Ecolos étaient présents ce jeudi matin à l’occasion de l’inauguration du nouveau parking de la SNCB à la gare de Huy. Ils ont eu l’occasion d’apprécier la qualité des installations et la volonté partagée des autorités du rail et de la Ville de transformer le visage de ce quartier en un véritable nœud multimodal. Ils regrettent néanmoins le prix élevé du nouveau parking ainsi que l’absence de station de voitures partagées, pour encourager la mobilité verte à Huy.

Un parking payant qui manque son objectif…

D’abord, le prix à payer par les navetteurs pour l’utilisation de ce nouveau parking s’élèvera ainsi à 1,60€ par jour pour les voyageurs disposant d’un abonnement, soit plus de 350€ par an, alors que ces derniers ne payaient rien jusqu’à présent, et ce, sans certitude de prise en charge par l’employeur. Ce prix élevé risque de décourager les usagers de venir prendre le train en laissant leur voiture à la gare lorsque l’accès en bus n’est pas possible depuis chez eux.

Il est possible qu’un nombre important de voyageurs de la gare de Huy se déplace vers celle de Statte, où le parking gratuit sera lui aussi rapidement encombré, voire deviendra payant s’il fait concurrence à celui de Huy. En outre, les automobilistes qui n’auront pas les moyens de payer continueront à se garer dans les rues avoisinantes et cela n’aura donc pas l’impact positif espéré sur le stationnement dans le quartier. Alors que cet emplacement devait constituer, selon les autorités, un grand parking de délestage, il n’en sera rien puisque les automobilistes préféreront évidemment aller se garer dans le centre, là où le parking est gratuit.

Pour Ecolo, la Ville aurait dès lors pu mieux faire entendre sa voix dans les négociations avec la SNCB pour tenter d’obtenir la gratuité du parking, au moins pour les abonnés. Notre Bourgmestre affirmait pourtant en 2007 que le fait de faire payer le parking aux usagers de la SNCB constituait une « situation proprement intolérable », parlant d’un « regrettable pas en arrière en termes de mobilité » (voyez ce qu’il disait à l’époque). Les Conseillers Ecolo partagent ce point de vue et regrettent qu’il n’ait pas été plus défendu dans les négociations avec la SNCB.

… et qui manque de voitures partagées

L’absence de station de voitures partagées (Cambio par exemple) semble plus que jamais inexplicable dans ce nœud destiné à être multimodal. En effet, Cambio et la SNCB ont plusieurs fois manifesté leur intérêt à installer le service de voitures partagées à la gare de Huy, mais la Ville, elle, n’a pas encore fait de demande officielle à Cambio.

Pourtant, nous savons déjà depuis au moins 2013 que Cambio serait tout à fait possible et rentable. Le Plan Intercommunal de Mobilité réalisé par Agora et Espaces Mobilités indiquait déjà ceci en en 2013 : « L’installation d’une station de voitures partagées (Cambio par exemple) pourrait être envisagée à Huy […] L’expérience montre qu’une voiture partagée remplace 7 à 10 voitures personnelles. Autant despace récupéré en rue et une solution économique pour les habitants qui n’ont pas besoin de leur voiture tous les jours. Le potentiel nous semble réel à Huy. »

La Ville de Huy a même évalué la pertinence d’installer un service de ce type sur son territoire via une enquête en ligne sur son site Internet en 2015. Les résultats de cette enquête ont indiqué que les Hutois étaient en demande de ce service et ont démontré que le service Cambio serait parfaitement rentable à Huy. Mais rien ne bouge depuis lors. La Ville de Huy devrait donc aujourd’hui lancer un marché public et enfin emboiter le pas à des villes comme Ciney, Tournai, Gembloux, ou Arlon, pour faire de notre gare un véritable nœud multimodal.

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