Quand la rue Neuve portera-t-elle enfin son nom ?

Cela fait plus de 2 ans et demi que la rue Neuve est défigurée suite à l’effondrement intervenu le 18 septembre 2015. Les lieux ont été libérés par l’expert judiciaire depuis près d’un an. Depuis lors, rien ne s’est passé, si ce n’est l’installation d’une petite palissade temporaire. La rue est toujours dans le même état et les commerçants souffrent, tout autant que l’image de la Ville. Il y a donc urgence !

En juillet de l’année dernière, le Bourgmestre annonçait vouloir laisser la possibilité aux propriétaires de trouver un accord en leur accordant un délai jusqu’à la fin de l’année pour proposer un projet.

Au mois de novembre dernier, le Bourgmestre fixait la dead line à la fin du mois de janvier, sous peine de passer à l’expropriation. Les termes employés étaient alors extrêmement clairs : « J’ai encouragé les propriétaires à se mettre d’accord pour qu’ils proposent ensemble un projet de revitalisation pour la rive gauche. Mais si, d’ici fin janvier, rien n’a bougé, on changera de stratégie. On ira vers l’expropriation ».

Fin janvier, en l’absence de solution, un nouveau délai était laissé aux propriétaires afin de proposer un projet commun. Cet ultime délai était fixé à la fin avril. Le Bourgmestre disait ceci à l’époque : « J’ai revu les différents propriétaires. Ils ne sont pas très avancés dans la réalisation de leur projet, mais ils ont compris que leur intérêt mutuel était de s’entendre. Pour leur laisser le temps de lancer leur projet, je leur ai laissé un délai supplémentaire. En mars, début avril, nous aurons une nouvelle réunion, et nous ferons le point, afin notamment de vérifier que le projet de reconstruction est compatible avec les normes urbanistiques en vigueur »

Lors du dernier Conseil communal du 27 mars, le Bourgmestre annonçait une nouvelle réunion prévue avec les propriétaires pour la mi-avril.

Nous sommes aujourd’hui fin avril. La dead line fixée est donc arrivée à échéance.

Dès lors, au Conseil communal de ce 24 avril, nous interrogerons le Bourgmestre afin de savoir si la réunion prévue avec les propriétaires a bel et bien eu lieu et quel projet a été mis sur la table.

Si rien n’a été proposé, il faut alors respecter les engagements pris et avancer de toute urgence pour passer à l’expropriation. On a déjà perdu beaucoup trop de temps à espérer un hypothétique accord entre propriétaires alors que leurs assurances se déchirent par ailleurs, ce qui n’incite pas à croire à une solution commune à l’ensemble des immeubles concernés.

Il est surtout impératif de reprendre la main afin de ne pas être soumis aux désidératas d’un promoteur privé qui cherchera forcément le profit maximum. Au contraire, il faut construire un projet qui associe réellement les commerçants et les Hutois.

L’expropriation est donc la seule option qui permette de développer un projet véritablement novateur sur l’ensemble du site et associant les Hutois. Elle est d’ailleurs réclamée par les commerçants et, contrairement à ce qu’affirme la majorité, cette procédure ne sera pas nécessairement plus longue s’il y a une véritable volonté politique d’avancer (la loi du 26 juillet 1962 ne prévoyant pas de délai minimum pour la phase amiable et la phase judiciaire durant environ 40 jours avant l’entrée en possession des biens).

Cela fait un an qu’Ecolo le dit. Si la procédure avait été lancée directement, elle serait déjà bien avancée !

Il est donc temps que la majorité prenne ses responsabilités dans ce dossier, pour que la rue Neuve porte enfin son nom !

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Entrée en vigueur du RGPD : comment la Ville se prépare-t-elle ?

Le récent scandale facebook a une fois de plus démontré que la gestion et l’usage des données personnelles est un sujet de préoccupation majeur à l’heure de l’informatisation toujours plus grande de notre société.

Les communes sont des acteurs très importants dans la gestion de ces données, puisqu’elles en collectent de très nombreuses et surtout d’extrêmement sensibles. Elles sont dès lors pleinement concernées par le nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur le 25 mai prochain.

D’ici là, les communes doivent ainsi remplir toute une série d’exigences, sous peine de se voir infliger d’importantes amendes (jusqu’à 20 millions d’euros) et de voir leur responsabilité mise en cause devant les tribunaux.

Dès lors, à un mois de l’entrée en vigueur du RGPD, nous interpellerons le Collège, lors du Conseil communal de ce 24 avril, afin de savoir comment la Ville se prépare concrètement à la mise en œuvre du RGPD.

Sera-t-elle en mesure de respecter l’ensemble de ses obligations dès le 25 mai ?

Parmi les obligations qui incombent à la Ville, relevons celle de désigner un délégué à la protection des données chargé de vérifier le respect du RGPD, de fournir des informations et des conseils et d’assurer le lien avec l’autorité de contrôle. Il doit en outre bénéficier d’une totale indépendance dans l’exercice de sa mission. La Ville a-t-elle déjà nommé un délégué à la protection des données ? Comment compte-t-elle assurer son indépendance ?

Par ailleurs, la Ville doit établir un registre de l’ensemble des activités de traitement des données afin de déterminer quelles données sont traitées, par qui et pour quoi faire. La Ville a-t-elle établi ce registre ? A-t-elle listé l’ensemble des personnes ayant accès aux données et a-t-elle pris des mesures pour sécuriser cet accès (modification des mots de passe, traçabilité des accès, renforcement de la sécurité informatique…) ?

En outre, la Ville doit mettre en place des procédures claires et efficaces permettant de répondre dans les courts délais imposés aux demandes des citoyens qui souhaiteraient exercer les droits qui leur sont accordés par le RGPD (droit d’accès aux données, droit de rectification, droit à l’oubli, droit à la portabilité…). Ces procédures ont-elles été établies ?

La Ville a-t-elle établi des procédures adaptées en cas de fuite de données, de hacking ou de risques de fuite, comme le lui impose le RGPD ?

Enfin, la Ville a-t-elle envoyé des membres de l’administration en formation sur le sujet ?

Tout ceci peut paraître très technique, mais les conséquences du non-respect de ces exigences sont potentiellement très importantes, tant pour les citoyens qui doivent pouvoir faire confiance à l’administration lorsqu’ils lui confient leurs données, que pour la commune qui s’exposent à d’importantes sanctions.

Et au-delà du simple respect du RGPD, il s’agit d’une occasion unique de repenser tout le système de traitement de l’information au sein de la Ville. Ne loupons donc pas le coche !

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