Tri des déchets organiques à Huy : des résultats décevants qui nécessitent un changement de cap

Il y a quelques jours, la majorité hutoise PS-MR-IDHuy se réjouissait des résultats obtenus suite à l’introduction en 2018 de la collecte des déchets organiques. Ce nouveau système, réclamé par Ecolo depuis de nombreuses années, a ainsi permis de récolter 271 tonnes de déchets organiques sur l’année, soit une moyenne de 15 kilos par habitant. Il s’agit toutefois malheureusement d’une réjouissance de façade qui cache mal des chiffres extrêmement décevants.

Les résultats sont en effet largement en-deçà des prévisions initiales du Collège, lequel prévoyait lors de l’introduction du système une moyenne de 35 kilos de déchets organiques récoltés par habitant. Ces chiffres sont surtout bien inférieurs à ceux des autres communes de la zone Intradel. En effet, en 2017, les communes qui pratiquent la collecte des déchets organiques ont récolté en moyenne 29,6 kilos par habitant, ce chiffre s’élevant même à 34,4 kilos pour les communes qui recourent au système de collecte par conteneur mis en place par Intradel. Avec une récolte moyenne de 15 kilos par habitant, Huy reste donc désespérément à la traîne.

« Le Hutois paie pourtant l’une des taxes déchets les plus chères de la région depuis la forte augmentation de 2017 », lance Rodrigue Demeuse, chef de groupe. « Lors de l’introduction du tri des organiques, nous avions déjà attiré l’attention de la majorité sur le manque d’efficacité du système choisi. Nous nous étions certes réjouis de l’instauration de cette récolte après l’avoir réclamée pendant des années, mais nous avions également souligné que le recours au sac biodégradable était deux fois moins efficace que le conteneur. Nos craintes se vérifient malheureusement aujourd’hui ».

Les raisons de ce peu d’engouement pour le système des sacs biodégradables sont multiples. « Il y a d’abord le coût pour le citoyen », explique Rodrigue Demeuse. « Alors que, dans la plupart des autres communes, la récolte des organiques est inclue dans la taxe, il faut ainsi payer 4,50€ de plus à Huy pour obtenir 10 sacs. Par ailleurs, outre le manque de communication autour de ce nouveau système, les Hutois sont nombreux à nous faire part des difficultés pratiques liées à la qualité des sacs. En effet, leur conservation est extrêmement compliquée : ils résistent mal dans la durée, notamment en cas de pluie ou de fortes chaleurs comme l’été dernier, et constituent en outre des proies faciles pour les animaux ».

Pas étonnant dès lors que Huy reste décidément à la traîne en matière de gestion des déchets. Elle était déjà l’une des dernières communes de la Province de Liège à instaurer le tri des déchets organiques, la voici aussi en queue de peloton en termes d’efficacité.

A l’heure des marches pour le climat, Ecolo souhaite aller beaucoup plus loin dans l’efficacité du tri des organiques. C’est pourquoi, nos conseillers proposeront, lors du prochain Conseil communal, la mise en place du système de conteneurs pour les déchets organiques, en laissant le choix aux citoyens de recourir au conteneur ou au sac en fonction de leurs besoins, avec une balise : ce service doit être inclus dans la taxe déchets déjà payée et s’accompagner d’une réduction de la partie forfaitaire de la taxe afin d’encourager les bons trieurs.

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Grève pour le climat : Ecolo demande des actions concrètes à Huy !

Il y a deux semaines, la jeunesse hutoise, comme celle d’Anvers, était dans la rue. Quelque semaines avant, c’est à Liège, Bruxelles et dans d’autres villes qu’elle s’exprimait. Et aujourd’hui encore, jour de grève mondiale pour le climat (« Global Strike for Future »), suite à l’appel de Greta Thunberg, des jeunes Hutois sont à nouveau présents à Liège ou mènent des actions dans leurs écoles respectives.

Ce message, Ecolo n’est plus le seul à le porter. Il n’est d’ailleurs pas question ici de simples clivages politiques, de propositions pour flatter un électorat, d’idée de campagne. Non, il s’agit d’une urgence. Une réelle urgence.

Ecolo demande donc dès à présent qu’un Conseil communal spécial climat soit organisé à Huy pour passer véritablement à l’action. En août 2018, suite à une proposition d’Ecolo remontant à 2015, le Conseil communal avait en effet voté un Plan Climat visant à réduire de 40% nos émissions de CO2 d’ici 2030. La Ville de Huy est ainsi devenue partie prenante de la Convention des Maires pour le Climat et l’Energie. Il est temps à présent de le mettre en pratique.

En effet, le Plan Climat hutois manque cruellement de moyens financiers et humains pour atteindre ses objectifs. Il n’y a, à ce jour, aucune ligne budgétaire consacrée au Plan Climat, les mesures d’aide aux économies d’énergie se font attendre, l’enveloppe consacrée aux primes à l’isolation des ménages est trop limitée (10.000 € à répartir entre 21.000 Hutois) et aucune communication vers les Hutois ne les encourages à en bénéficier.

Dans la Fiche 6 de ce Plan Climat, voté à l’unanimité, l’engagement d’un conseiller en énergie chargé du suivi et de la coordination du Plan est prévu. Mais malgré de nombreux rappels à la majorité, et contrairement à de plus petites communes voisines comme Wanze ou Amay, ce conseiller n’a pas encore été engagé à Huy.

Lors de ce Conseil communal spécial climat, nous demanderons ainsi que le climat devienne une thématique à part entière d’un échevin, que des moyens financiers soient consacrés à l’enjeu climatique, qu’un véritable coordinateur de projet soit engagé et que la Ville mette en place une réelle communication proactive à propos du Plan climat (site web, fascicules, compteur de CO2 sur l’Hôtel de Ville, etc.).

Enfin, le comité de pilotage de ce Plan, mis en place en 2016, est aujourd’hui au point mort. La seule réunion de l’année 2018 date du mois de juin… Aucune ne s’est tenue en 2019. Ecolo, fort de son envie d’impliquer le citoyen, demandera, comme la conseillère Christelle Stadler l’a fait lors du dernier Conseil communal, que la Ville relance le comité de pilotage citoyen du Plan Climat avec toutes les forces vives de la Ville (association des commerçants, entreprises, citoyens, guichet de l’énergie) et de l’ouvrir aux délégués des écoles secondaires hutoises qui manifestent encore aujourd’hui.

Pour Ecolo, la grève mondiale pour le climat d’aujourd’hui doit nous rappeler que c’est de notre responsabilité collective d’agir concrètement, y compris au niveau le plus proche du citoyen, la commune, qui dispose de nombreux leviers en la matière. Le Plan Climat existe, à nous de le mettre en œuvre.

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Cécile Bertrand candidate d’ouverture sur la liste régionale d’Ecolo Huy-Waremme

Après le vote à l’unanimité intervenu ce 11 mars en assemblée générale de ses membres, Ecolo Huy-Waremme est fier d’annoncer la présence sur sa liste régionale d’une candidate d’ouverture et d’envergure, en la personne de Cécile Bertrand. Habitant Tavier (Anthisnes) depuis 1977, dans ce Condroz qu’elle aime tant, elle occupera la première suppléance sur la liste. 

Militante féministe, pacifiste et environnementaliste de longue date, elle apporte ainsi sa sensibilité citoyenne et artistique, riche d’une grande expérience des enjeux sociaux et environnementaux qu’elle a pu découvrir au cours d’un parcours de vie particulièrement engagé. Cartooniste et artiste, Cécile est bien connue pour ses caricatures de presse dans Le Vif/L’Express, Imagine et La Libre Belgique. Elle est également auteur et illustratrice d’une vingtaine de livres pour enfants. Retraitée depuis 2018, elle continue à dessiner pour différents supports. Mais Cécile Bertrand est aussi connue pour son engagement dans de multiples causes, notamment dans Cartooning for Peace,réseau international de dessinateurs de presse, créé par Plantu et Kofi Annan en 2006 avec pour objectif de défendre avec humour le respect des cultures et des libertés. Cécile participe notamment, à travers cette plateforme  revenue au premier plan suite à l’attentat de Charlie Hebdo, à des expositions et des interventions dans les écoles et les prisons, pour un mieux vivre ensemble. Depuis peu, elle a même créé une académie dans le but d’aider les jeunes auteurs de cartoons politiques à décoller.

Quant à l’engagement écologiste de Cécile Bertrand, il ne date pas d’hier. Dès les années 1970, elle participait déjà aux Amis de la Terre, pour qui elle a illustré « La feuille de chou » et d’autres publications. Néanmoins, étant journaliste et voulant garder son indépendance, elle ne s’est jamais affiliée à un parti. Maintenant libérée de cette exigence, elle a accepté de s’engager sur la liste Ecolo.

« C’est une joie pour moi de rejoindre un groupe aussi dynamique défendant un véritable projet d’avenir global et cohérent », explique Cécile Bertrand. « Après avoir observé la société pendant des années dans mon travail de caricaturiste de presse, je ressens aujourd’hui l’envie de contribuer à la rendre plus juste et plus verte. Je suis convaincue qu’un autre monde est possible et je veux y contribuer, en passeuse de relais avec cette nouvelle génération qui s’engage de façon incroyable ».

« En choisissant comme première suppléante une citoyenne n’ayant jamais fait de politique, c’est un signal fort que nous envoyons », lance Rodrigue Demeuse, qui mènera la liste à la région. « Nous voulons dépoussiérer la politique et placer les revendications des citoyens au cœur de nos préoccupations. Nous sommes donc honorés qu’une femme aussi engagée ait accepté de nous rejoindre pour mener cette campagne. Car Cécile appartient, elle aussi, à la génération climat ». 

Cécile Bertrand souhaite aujourd’hui mettre sa créativité au service du projet porté par Ecolo. « Je veux notamment défendre un meilleur statut pour les artistes, soutenir la jeunesse, ou encore sécuriser la place des cyclistes et engager enfin une réelle alternative en matière de mobilité en zones rurales, un enjeu dont tous les habitants de notre région mesurent l’importance », conclut-elle.

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