Comment relancer le marché des producteurs locaux « Circ’Huy-Court » ?

Pour la troisième année consécutive, un marché des producteurs locaux est organisé sur la Place Verte une fois par mois. Si le concept avait bien fonctionné la première année, c’était déjà un peu moins le cas la seconde. Mais cette année, la situation devient inquiétante. Les badauds se font rares et les commerçants désertent.

L’une des raisons de cette désaffection se trouve dans le changement de jourpour l’organisation du marché. S’il prenait auparavant place le jeudi après-midi, il a cette année lieu le samedi matin. Du  coup, plusieurs vendeurs ne sont tout simplement plus disponibles, notamment les maraichers. Un questionnaire a bien été soumis aux exposants pour leur offrir le choix du jour, mais avec pour seules options le mercredi matin et le samedi matin.

On se retrouve donc cette année avec un marché au rabais, sans fruits et légumes, sans salaisons, avec un seul fromager sur les trois. Et plus fondamentalement, il n’y a plus d’ambiancemusicale ou de mange-debout pour permettre aux passants de s’arrêter et de profiter de l’endroit.

Si on voulait laisser mourir ce marché de sa belle mort, on ne s’y prendrait pas autrement…

C’est pourquoi, j’interrogerai le Collège lors du Conseil communal de ce 17 juinafin qu’il reprenne les choses en mains et envisage des améliorations conséquentespour les éditions restantes de cette année. 

Ne pourrait-on pas réfléchir à un changement de jour ou de moment dans la journée du samedi ? Ne devrait-on pas relancer une grosse campagne de promotion de l’initiative ? Pourrait-on améliorer l’ambiance avec de la musique, des endroits permettant aux passants de se poser ?

Des solutions urgentes sont en tout cas indispensables dès l’édition du mois de juillet, sous peine de perdre définitivement tant les badauds que les exposants.

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L’opposition s’unit pour proposer de nouveaux leviers démocratiques à Huy

Lors du Conseil communal de ce 17 juin 2019, les groupes d’opposition Ecolo, DéfiPourHuy et PTB déposeront, à l’initiative d’Ecolo, un projet de révision du Règlement d’ordre intérieur du Conseil communal. Il s’agit d’un travail conséquent de 34 pages visant à moderniser les pratiques démocratiques à Huy.

« Cela fait plus de 6 ans que nous réclamons une révision de ce ROI qui n’est aujourd’hui plus en phase avec une démocratie communale participative digne de ce nom. Mais cette fois, le Collège ne peut plus renvoyer ces discussions aux calendes grecques », estime Rodrigue Demeuse, chef de groupe Ecolo. 

Le dépôt du projet fait en effet suite à un arrêté de la Ministre des Pouvoirs locauxpris le 7 mai dernier, par lequel elle demande aux autorités communales hutoises de mettre à jour le fonctionnement du Conseil communal. Dans le même arrêté, la Ministre annule également la composition des commissions communales, jugées non représentatives.

« Pour sortir de ce débat par le haut, les trois groupes d’opposition se sont donc réunis autour d’une série de propositions communes afin de donner plus de place aux Hutoisdans la politique communale. C’est essentiel pour combler le fossé qui se creuse toujours plus entre les citoyens et le monde politique », ajoute Rodrigue Demeuse.

Concrètement, en s’inspirant du modèle de ROI suggéré par l’Union des Villes et Communes, le nouveau règlement propose plusieurs avancées importantes : la diffusion en direct sur internetdes séances du Conseil communal, une facilitation du droit d’interpellationdu Conseil par les citoyens dès 16 ans, un droit d’initiative citoyennepermettant aux Hutois de déposer eux-mêmes des projets de délibération à soumettre au Conseil communal, la possibilité de poser des questions d’actualitéurgentes, la possibilité d’intégrer des citoyens aux réunions des commissionscommunales et enfin des commissions communales présidées par un conseiller communal et représentatives de l’ensemble des groupesdu Conseil communal.

S’il est adopté, ce nouveau Règlement d’ordre intérieur permettra d’enfin inscrire la Ville de Huy dans un fonctionnement démocratique participatif digne du 21è siècle. Espérons que la majorité se montrera ouverte à ces nécessaires avancées lors du Conseil communal de ce lundi soir.

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A quand une solution pour la Rue Neuve ?

La Rue Neuve est défigurée depuis maintenant plus de 3 ans et demi. Les lieux ont été libérés par l’expert judiciaire en juillet 2017, soit il y a presque 2 ans. Depuis lors, c’est le statut quo…

Le Bourgmestre avait d’abord octroyé un délai aux propriétaires pour lui proposer un projet pour janvier 2018, sous peine de procéder à une expropriation. Il avait ensuite reporté ce délai à plusieurs reprises, en fixant comme ultime échéance le mois de juillet 2018.

Nous sommes en mai 2019 et le dossier semble plus bloqué que jamais. Selon nos informations, un seul promoteur aurait ainsi remis une offre mais elle serait loin de satisfaire les exigences des propriétaires. Ceux-ci se sont donc retournés vers la Ville afin qu’elle trouve une solution.

Lors du Conseil communal de ce 6 mai 2019, nous interrogerons donc le Collège afin de connaître sa position sur le sujet.

La Ville compte-t-elle intervenir financièrement ? Et le cas échéant, comment justifier une telle intervention sans avoir pleinement la main sur l’avenir du site, puisque cela suppose nécessairement de respecter le projet du promoteur en lui faisant alors un énorme cadeau ? 

En tout état de cause, il apparaît aujourd’hui évident que la méthode suivie par le Collège depuis deux ans, en laissant les acteurs privés se débrouiller, ne fonctionne pas, puisque ces derniers se tournent aujourd’hui vers la Ville pour demander son intervention.

Beaucoup trop de temps a été perdu alors qu’une intervention publique sera visiblement nécessaire, avec le risque qu’elle se fasse sans garantir la maîtrise qui aurait été celle de la Ville via une expropriation.

Nous restons donc convaincus qu’il est temps de changer de méthode et de passer à l’expropriation comme nous le proposons depuis bientôt deux ans.

C’est la seule façon de débloquer les choses et de construire un projet associant réellement les commerçants et les Hutoiset qui s’intègre dans le redéploiement de la rive gauche. Car sans une revitalisation de la Rue Neuve, les investissements, comme l’esplanade Batta, seront insuffisants pour la redynamiser la rive gauche.

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Une charte pour généraliser les aménagements cyclables à Huy

Comme en témoignent les comptages annuels du GRACQ, le nombre de cyclistes augmente légèrement chaque année, notamment grâce à la multiplication des vélos électriques. La pratique du vélo peine toutefois toujours à se développer en Wallonie par rapport à d’autres régions parfois tout aussi vallonnées. Et Huy n’échappe pas au phénomène…

Les associations de cyclistes expliquent notamment ce désamour du vélo par le manque de sécurité et d’aménagements spécifiques le long de nos routes. Ainsi, à Huy, l’ensemble des Ravels s’arrête aux entrées de Ville et ne sont pas reliés entre eux de façon sécurisée. Il n’y a quasiment pas une seule piste cyclable sur le territoire de la Ville et quand elles existent, elles servent de parking.

A l’initiative d’Ecolo, le Parlement wallon vient de voter un décret qui prévoit de doter systématiquement les voiries régionales d’aménagements cyclables de qualité lors de chaque chantier de réalisation, d’aménagement ou de réfection.

A Huy, notre volonté est d’étendre cette dynamique à l’échelle des voiries communales. Cette façon de procéder permettrait, à peu de frais, de disposer d’ici quelques années d’infrastructures cyclables de qualité permettant la pratique du vélo au quotidien dans de bonnes conditions de sécurité.

C’est pourquoi, lors du Conseil communal de ce lundi 6 mai 2019, nous proposerons l’adoption d’une chartevisant à généraliser les aménagements cyclables de qualité à Huy et à renforcer la sécurité des cyclistes, dont voici le texte :

Charte visant à généraliser les aménagements cyclables de qualité à Huy et à renforcer la sécurité́ des cyclistes

Art. 1

Lors de travaux de réalisation, d’aménagement ou de réfection d’une voirie communale, le Collège ou, le cas échéant, toute autre personne morale de droit public à l’initiative de ces travaux, garantit que cette voirie est dotée d’aménagements cyclables de qualité, tels que définis par le Collège. 

L’obligation d’équiper les voiries communales en aménagements cyclables de qualité est effective dès l’éventuelle phase de planification initiale des travaux. 

Elle s’accompagne de la consultation des associations représentatives des cyclistes actives sur le territoire communal, notamment le GRACQ.

Art. 2

Si de tels aménagements ne sont pas possibles, leur non-réalisation sera dûment motivée. 

Art. 3

Les services communaux en charge de l’entretien des voiries procèdent systématiquement à l’entretien des zones cyclables et, au minimum, à l’entretien ordinaire, l’entretien extraordinaire et au service d’hiver. 

Les marquages destinés aux cyclistes sont rafraichis concomitamment à ceux destinés à la circulation automobile. 

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Des communications officielles de la Ville neutres et non partisanes

Pour informer ses citoyens, la Ville de Huy dispose d’une mailing list à laquelle elle envoie toute une série d’informations officielles, notamment les décisions principales prises lors des conseils communaux.

Suite au conseil commun Ville/CPAS du mois de janvier dernier, une newsletter officielle de la Ville, intitulée « La Ville vous informe… » a ainsi été envoyée aux 482 personnes inscrites sur cette mailing list. Mais, loin d’informer les citoyens des décisions prises au conseil, cette communication ne faisait en réalité que dénigrer les propositions faites par Ecolo en faveur d’un plan d’action sociale. Les termes utilisés dans ce communiqué étaient extrêmement caricaturaux et orientés, en visant explicitement le groupe Ecolo. 

Il était notamment mentionné que nos propositions avaient été « démontées » ou encore que la défense des travailleurs du CPAS avait dû être prise, le tout sans retranscrire lesdites propositions ni même exposer les réponses que nous avions apportées aux remarques du collège. De nombreux Hutois inscrits sur cette mailing list ont d’ailleurs été choqués par le ton et l’objet de ce mail officiel.

Au-delà du débat politique sur le fond du dossier qu’il n’est pas dans mon intention de relancer, le groupe Ecolo avait lui aussi été choqués par cette confusion des genres résultant de l’utilisation, par le Collège, des moyens officiels de la Ville à des fins purement partisanes.

Nous avions alors demandé un droit de réponse qui nous a été refusé.

La méthode utilisée était pourtant profondément choquante. En effet, les moyens publics de l’administration sont censés être mis au service d’une information générale et neutre, et non servir de tribune au Collège pour dénigrer les propositions d’un parti de l’opposition, à des fins purement politiciennes.

Les Hutois inscrits à cette newsletter ne le sont d’ailleurs pas pour recevoir ce genre de tribune partisane. Ils ont droit à une information objective.

Si nous reviendrons sur cet évènement lors du Conseil communal de ce 2 avril, c’est parce que nous avons interrogé la Ministre des pouvoirs locaux, via une question parlementaire, sur la légalité d’un tel procédé.

Et dans une réponse du 14 mars dernier, elle a explicitement condamné ce type de pratiques. A la question de savoir si une communication officielle de la Ville pouvait aller jusqu’à critiquer les propositions de l’opposition en relatant exclusivement le point de vue du collège communal, sans permettre la moindre réaction et sans retranscrire les propositions, la Ministre a notamment précisé que « la communication officielle doit être neutre et exempte de propos politiques. Les comportements évoqués ne sont donc évidemment pas admissibles ».

La communication du 23 janvier constitue donc un dangereux précédent qui ne peut en aucun cas se reproduire. Il s’agit de la responsabilité politique du Collège communal. Car s’il se permet cela, qu’est-ce qui nous dit qu’il n’utilisera pas la prochaine fois le Huy Mag, par exemple, pour taper sur un parti d’opposition ?

C’est pourquoi nous en appellerons, lors du Conseil communal de ce 2 avril, à la responsabilité du Collège afin qu’il s’engage à ce que les communications officielles de la Ville respectent désormais toujours les balises posées par la Ministre, en restant neutres et exemptes de propos politiques.

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Une salle de blocus pour étudiants à Huy ?

En mai dernier, nous avions interrogé le Collège communal pour demander la création d’une salle de blocus à disposition des étudiants durant les périodes de bloque en janvier, mai-juin et août-septembre. A l’époque, seule la Ville de Waremme proposait ce service dans notre région. Depuis lors, d’autres communes lui ont emboîté le pas, comme Anthisnes et bientôt Wanze.

Cela répond en effet à une véritable demande des étudiants pour lesquels l’étude à la maison n’offre pas toujours les conditions optimales en termes de concentration et d’efficacité. Ils sont également de plus en plus nombreux à préférer travailler en groupe.

Ne pourrait-on pas dès lors mettre ce système en place à Huy dès le blocus de mai prochain ?

A l’époque, le Collège avait répondu que la bibliothèque communale remplissait déjà ce rôle. La bibliothèque est toutefois loin d’être adaptée aux besoins des étudiants et ne peut donc constituer qu’une solution de secours. Elle ne peut ainsi malheureusement pas servir de lieu d’étude régulier en raison notamment d’horaires d’ouverture fort restrictifs qui ne correspondent pas aux nécessités d’un blocus. Elle est notamment fermée le lundi et plusieurs matinées en semaine, ainsi qu’une grosse partie du week-end, ce qui ne répond évidemment pas aux nécessités d’un blocus.

C’est pourquoi, nous demandons la création d’une véritable salle réservée aux blocus, facilement accessible et équipée de wifi, avec des horaires assez larges. On pourrait également y organiser des activités favorisant l’étude, avec notamment du coaching méthodologique ou des ateliers de détente. Elle pourrait même être gérée en cogestion avec les étudiants eux-mêmes.

Espérons que le nouvel échevin de la jeunesse soit plus réceptif à cette idée. Réponse lors du Conseil communal de ce 26 février…

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Et si on aménageait le tunnel du pont de chemin de fer ?

Le tunnel situé à l’extrémité du pont de chemin de fer est emprunté quotidiennement par de nombreuses personnes, notamment des joggeurs. Il est donc question depuis des années de l’éclairer pour assurer le confort et la sécurité des usagers. 

Pendant longtemps, la SNCB refusait toutefois de réaliser de tels aménagements étant donné que le tunnel n’était en principe pas prévu pour les piétons.

Mais au mois de novembre dernier, le Collège m’a confirmé l’accord de la SNCB pour aménager un RAVEL sur le pont de fer. Les plans sont dessinés, il manquerait juste l’autorisation de la Région wallonne.

Dans l’attente de l’aménagement du RAVEL, qui pourrait encore prendre un certain temps, pourrait-on dès lors prendre les mesures dès à présent pour éclairer le tunnel, puisque la SNCB a marqué son accord sur l’ouverture du tunnel aux piétons ? 

C’est la question que je poserai au Conseil communal de ce 26 février 2018.

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Rénover d’urgence le bâtiment de l’Académie des Beaux-Arts de Huy

L’Académie des Beaux-Arts de Huy accueille des centaines d’élèves chaque semaine dans ses locaux de la rue de l’Harmonie. Les peintres, sculpteurs, dessinateurs et autres artistes sont ainsi très nombreux à se réunir dans un bâtiment qui se trouve actuellement dans un état très préoccupant.

Il y a notamment d’importantes infiltrations d’eau qui obligent les élèves et professeurs à déplacer les œuvres à chaque fois qu’on annonce de la pluie, tant l’eau pénètre facilement à l’intérieur du bâtiment. 

Nous savons que le Collège communal se penche sur ce dossier depuis de longs mois à la recherche d’une solution durable permettant à l’Académie d’exercer ses activités dans de meilleures conditions.

Lors du Conseil communal de ce 22 janvier, nous l’interrogerons donc afin de savoir où en est la réflexion.

Nous demanderons surtout, dans l’attente d’une solution pérenne, à ce que des réparations minimales soient réalisées, notamment concernant la réparation des corniches, afin que la situation ne s’aggrave pas et, surtout, qu’elle redevienne un minimum vivable pour tous.

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Le parking du Quadrilatère respecte-t-il les normes applicables ?

Récemment, plusieurs articles de presse ont fait état d’inquiétudes concernant la ventilation du parking du Quadrilatère (appelé désormais parking du Centre). Ainsi, depuis maintenant 3 ans, plus aucun système spécifique de ventilation des étages enterrés du parking n’existe.

Or, en matière de parkings enterrés, la législation impose une aération mécanique obligatoire pour des raisons évidentes de santé publique et de sécurité. En effet, en l’absence de ventilation suffisante, différents gaz toxiques (CO, NO, NOx, NO2) peuvent stagner et constituer un véritable danger pour la santé et la sécurité.

Un tel système est ainsi non seulement imposé par la législation, mais également par les conditions particulières du permis unique octroyé pour l’exploitation du parking en février 2012 (P. 12 des conditions particulières du permis unique (art. 3)) :

Le parking du Quadrilatère est un parking fréquenté quotidiennement par de nombreux enfants que leurs parents conduisent dans les écoles du centre-ville. Et tout le monde sait qu’ils sont particulièrement sensibles aux gaz toxiques.

Nous avons évidemment lu, dans un communiqué de la Ville, que cette dernière avait fait réaliser une analyse de CO le 5 décembre 2018 qui n’a pas détecté de problème particulier.

Toutefois, non seulement le CO n’est pas le seul gaz toxique à pouvoir potentiellement stagner, mais surtout une telle analyse, pour être concluante, doit être réalisée sur une longue période, puisque la teneur en gaz à l’intérieur des parkings dépend évidemment des conditions météorologiques du jour de l’analyse.

Et plus fondamentalement, la réalisation d’une étude ne dispense pas, nous semble-t-il, de respecter la législation et le permis unique (qui imposent ces conditions pour de bonnes raisons). Or, ce n’est actuellement pas le cas.

Dès lors, à l’occasion du Conseil communal de ce 22 janvier, nous interrogerons le Collège afin de savoir ce qu’il compte mettre en œuvre pour remédier à cette situation d’illégalité et garantir la santé publique et la qualité de l’air des nombreux usagers quotidiens ?

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Un droit d’interpellation par les Hutois vraiment effectif

Le fossé est de plus en plus grand entre les citoyens et le monde politique. Durant la dernière campagne, nous avons à nouveau rencontré des dizaines de personnes ayant l’impression que tout se décide sans eux, qu’ils ne sont pas écoutés par les politiques.

Des outils existent pourtant pour permettre aux citoyens de participer à la vie politique, comme notamment le droit d’interpellation citoyenne. Les Hutois ont en effet le droit d’interpeller directement le Conseil communal, mais l’ignorent souvent. 

Ainsi, alors que ce pouvoir est très utilisé dans certaines communes, ce n’est pas du tout le cas à Huy. Sous la législature précédente, nous avons malheureusement assisté à seulement trois interpellations du Conseil par des Hutois.

En cause : non seulement une absence de publicitédu système (rien sur le site web de la Ville ni dans le Huy Mag), mais surtout un règlement beaucoup trop complexe et inadapté, avec notamment des délais bien trop longs pendant lesquels aucune interpellation n’est permise. Dans l’état actuel du règlement, aucune interpellation n’est en effet autorisée pendant 1 an avant toute élection et 6 mois après toute élection. Cela signifie qu’aucune interpellation ne serait par exemple possible avant le mois de décembre prochain.

D’un commun accord, les 3 groupes de l’opposition à Huy, Ecolo, DéfiPourHuy et le PTB, déposeront donc ce lundi 17 décembre un projet de délibération visant à améliorer la procédure actuelle d’interpellation, afin que cela devienne une habitude avant chaque conseil !

Nous proposerons ainsi de faciliteret de populariser l’interpellation du conseil par les citoyens via 5 modifications principales :

  • Octroyer ce droit dès l’âge de 16 ans, comme cela se fait par exemple en région bruxelloise, pour permettre aux jeunes d’être également acteurs de la vie de la Ville ;
  • Supprimer tout délai d’interdiction pour poser une question ;
  • Permettre que l’interpellation soit déposée 5 jours francs avant le conseil communal, comme pour les conseillers communaux (et non 15 jours comme c’est le cas actuellement) ;
  • Permettre une interpellation de 10 minutes(au lieu de 2 minutes actuellement) et, surtout, une réplique du citoyen(impossible actuellement) ;
  • Et surtout, améliorer la publicité de l’interpellation citoyenne, via tous les canaux de communication dont dispose la Ville, et notamment le site web. 

Il nous apparaît en effet essentiel d’être à l’écoute des Hutois et de leur offrir la possibilité de s’exprimer avant chaque Conseil communal s’ils le souhaitent. A l’heure où le citoyen se détourne de plus en plus du politique, c’est l’exemple même de ce à quoi doit ressembler une démocratie modernedu 21è siècle. C’est par ce type d’initiatives, couplée à d’autres telles que la diffusion du conseil sur le web et la décentralisation des conseils, que l’on réduira enfin le fossé qui se creuse de plus en plus entre la politique et les citoyens.

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