Mobilité sur la rive gauche : des solutions concrètes bien nécessaires !

On s’y attendait, le mois d’octobre a été particulièrement catastrophique au niveau de la mobilité sur la rive gauche. En cause : la fermeture de la rue des Vignes et, surtout, l’absence de mesures de circulation efficaces.

Les Hutois doivent déjà faire face depuis des années aux constants embouteillages de Ben Ahin sur la rive droite, encore largement accentués récemment grâce aux « bonnes » idées de la Région Wallonne, sur laquelle la Ville n’aurait soi-disant aucune influence malgré les relais dont se vante pourtant systématiquement la majorité pour justifier le cumul député-bourgmestre. Voilà maintenant que l’ensemble de la rive gauche est confronté à un immobilisme total.

Certains automobilistes mettent ainsi plus d’une demi-heure à passer d’une rive à l’autre.

La réfection de la rue des Vignes était bien nécessaire et une solution miracle n’existe probablement pas. Toutefois, force est de constater que les quelques rares mesures prises pour tenter d’atténuer les effets négatifs de ces travaux ne suffisent pas. Il est dès lors urgent de prendre des solutions concrètes à court et moyen termes.

Lors du Conseil communal de ce 7 novembre, nous interrogerons donc la majorité sur la possibilité de mettre en œuvre des mesures alternatives à l’unique déviation de la circulation par le Quai de Compiègne.

Ne serait-il pas possible, par exemple, de prévoir une meilleure synchronisation des feux (notamment ceux de la rue Neuve), une mise à l’orange aux heures de pointe des feux situés au pied de la Chaussée de Waremme, la présence de policiers à certains endroits stratégiques aux heures de forte circulation ?

N’y aurait-il pas également moyen de demander aux établissements scolaires d’encourager les élèves et étudiants à venir à l’école autrement qu’en voiture ?

Et plus globalement, n’est-il pas temps de favoriser d’autres types de mobilité, notamment en lançant enfin le marché public pour la mise en place d’un système de voitures partagées à la gare ou en installant de véritables garages à vélos sécurisés dans les gares de Huy et de Statte ?

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Nouveau parking à la gare de Huy : il reste du travail pour en faire un vrai noeud multimodal !

Les Conseillers communaux Ecolos étaient présents ce jeudi matin à l’occasion de l’inauguration du nouveau parking de la SNCB à la gare de Huy. Ils ont eu l’occasion d’apprécier la qualité des installations et la volonté partagée des autorités du rail et de la Ville de transformer le visage de ce quartier en un véritable nœud multimodal. Ils regrettent néanmoins le prix élevé du nouveau parking ainsi que l’absence de station de voitures partagées, pour encourager la mobilité verte à Huy.

Un parking payant qui manque son objectif…

D’abord, le prix à payer par les navetteurs pour l’utilisation de ce nouveau parking s’élèvera ainsi à 1,60€ par jour pour les voyageurs disposant d’un abonnement, soit plus de 350€ par an, alors que ces derniers ne payaient rien jusqu’à présent, et ce, sans certitude de prise en charge par l’employeur. Ce prix élevé risque de décourager les usagers de venir prendre le train en laissant leur voiture à la gare lorsque l’accès en bus n’est pas possible depuis chez eux.

Il est possible qu’un nombre important de voyageurs de la gare de Huy se déplace vers celle de Statte, où le parking gratuit sera lui aussi rapidement encombré, voire deviendra payant s’il fait concurrence à celui de Huy. En outre, les automobilistes qui n’auront pas les moyens de payer continueront à se garer dans les rues avoisinantes et cela n’aura donc pas l’impact positif espéré sur le stationnement dans le quartier. Alors que cet emplacement devait constituer, selon les autorités, un grand parking de délestage, il n’en sera rien puisque les automobilistes préféreront évidemment aller se garer dans le centre, là où le parking est gratuit.

Pour Ecolo, la Ville aurait dès lors pu mieux faire entendre sa voix dans les négociations avec la SNCB pour tenter d’obtenir la gratuité du parking, au moins pour les abonnés. Notre Bourgmestre affirmait pourtant en 2007 que le fait de faire payer le parking aux usagers de la SNCB constituait une « situation proprement intolérable », parlant d’un « regrettable pas en arrière en termes de mobilité » (voyez ce qu’il disait à l’époque). Les Conseillers Ecolo partagent ce point de vue et regrettent qu’il n’ait pas été plus défendu dans les négociations avec la SNCB.

… et qui manque de voitures partagées

L’absence de station de voitures partagées (Cambio par exemple) semble plus que jamais inexplicable dans ce nœud destiné à être multimodal. En effet, Cambio et la SNCB ont plusieurs fois manifesté leur intérêt à installer le service de voitures partagées à la gare de Huy, mais la Ville, elle, n’a pas encore fait de demande officielle à Cambio.

Pourtant, nous savons déjà depuis au moins 2013 que Cambio serait tout à fait possible et rentable. Le Plan Intercommunal de Mobilité réalisé par Agora et Espaces Mobilités indiquait déjà ceci en en 2013 : « L’installation d’une station de voitures partagées (Cambio par exemple) pourrait être envisagée à Huy […] L’expérience montre qu’une voiture partagée remplace 7 à 10 voitures personnelles. Autant despace récupéré en rue et une solution économique pour les habitants qui n’ont pas besoin de leur voiture tous les jours. Le potentiel nous semble réel à Huy. »

La Ville de Huy a même évalué la pertinence d’installer un service de ce type sur son territoire via une enquête en ligne sur son site Internet en 2015. Les résultats de cette enquête ont indiqué que les Hutois étaient en demande de ce service et ont démontré que le service Cambio serait parfaitement rentable à Huy. Mais rien ne bouge depuis lors. La Ville de Huy devrait donc aujourd’hui lancer un marché public et enfin emboiter le pas à des villes comme Ciney, Tournai, Gembloux, ou Arlon, pour faire de notre gare un véritable nœud multimodal.

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Futur parking de la gare payant : quelle position défendue par le collège ?

Il y a quelques jours, la SNCB officialisait la création d’un nouveau parking de 405 places censé remplacer l’actuel parking de la gare de Huy.

A priori, il s’agit d’une excellente nouvelle devant permettre le désengorgement des rues avoisinantes et faciliter la vie des navetteurs.

C’est un projet d’autant plus intéressant que la SNCB évoque le développement d’un réel espace de mobilité intermodale grâce à la création de bornes électriques, de voitures « Cambio », d’espaces pour les vélos et d’une nouvelle gare des bus.

C’est également une étape importante dans la volonté de développer à brefs délais des parkings de délestage aux abords du centre-ville, comme annoncé dans le cadre du Programme Stratégique Transversal (PST), moyennant le développement d’une offre efficace de transports le reliant.

Cependant, cette bonne nouvelle doit être rapidement tempérée par l’annonce faite par la SNCB de rendre ce nouveau parking payant, y compris pour les titulaires d’un abonnement de train ou de bus.

Cette politique nous interpelle à plusieurs niveaux.

Tout d’abord, nous risquons d’assister au transfert d’un nombre important de voyageurs de la gare de Huy vers celle de Statte, où le parking restera gratuit et sera lui aussi rapidement encombré.

Ensuite, les automobilistes qui n’auront pas les moyens de payer continueront à se garer dans les rues avoisinantes et cela n’aura donc pas l’impact positif espéré sur le stationnement dans le quartier.

Par ailleurs, alors que cet emplacement devait constituer, selon les autorités, un grand parking de délestage, il n’en sera rien puisque les automobilistes préféreront évidemment aller se garer dans le centre, là où le parking est gratuit.

Enfin, alors qu’il est plus que jamais tant d’encourager l’utilisation de moyens de transports alternatifs à la voiture, ce genre de mesure risque donc d’avoir un effet tout à fait contre-productif vis-à-vis des utilisateurs de transports en commun.

Toutefois, la SNCB précise que le prix sera fixé en fonction de la politique de la Ville en la matière et de celui des autres emplacements aux alentours, le tout en étroite collaboration avec les autorités communales.

Nous souhaiterions dès lors connaître l’état des discussions entre la SNCB et le Collège ainsi que la position de ce dernier quant à la politique de prix envisagée par la SNCB. C’est l’objet de notre interpellation au Conseil communal de ce 8 avril 2014

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