Motion de soutien aux Editions de l’Avenir

Le 23 octobre dernier, Nethys, propriétaire des Editions de l’Avenir, a annoncé une importante restructuration du groupe impliquant le licenciement d’un quart du personnel, soit 60 équivalents temps plein. Ces licenciements s’accompagnent en outre de la décision de confier l’impression du journal au groupe Rossel et d’en changer le format.

Cette décision est non seulement dangereuse pour l’indépendance et la qualité du journal, mais aussi irrespectueuse du personnel qui effectue au quotidien un travail essentiel dans des conditions déjà extrêmement difficiles. Comment peut-on en effet croire que la qualité du journal restera la même avec un quart des moyens humains en moins, sans terminer d’épuiser complètement les équipes ?

C’est pourquoi, le groupe Ecolo déposera, lors du conseil communal de ce 13 novembre 2018, une motion visant à marquer le soutien de la Ville de Huy aux travailleurs du journal et à demander que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilité pour sauvegarder cet outil important.

La presse constitue en effet un pilier essentiel de notre démocratie. C’est son indépendance et son efficacité qui garantissent l’information libre et correcte du grand public, participant notamment au contrôle des actes posés par les pouvoirs publics. A ce titre, les libertés de presse et d’expression sont garanties par de nombreuses conventions internationales et par notre Constitution, en tant que droits fondamentaux.

Il est donc de la responsabilité des communes associées au groupe Publifin, détenteur du groupe Nethys, qui pour rappel fonctionne avec 100% de capitaux publics, de faire entendre leur voix dans ce débat pour appeler à sauvegarder le pluralisme, l’indépendance et la qualité de la presse.

Encore une fois, les communes ont été mises devant le fait accompli par les dirigeants de Nethys qui n’ont même pas informé le Conseil d’administration de Publifin, où siègent les représentants communaux, des décisions qui allaient être prises au sujet des Editions de l’Avenir. Des décisions extrêmement violentes et indignes d’une entreprise à capitaux publics…

A travers la motion déposée au conseil communal, nous demandons donc à la Ville de Huy de marquer son désaccord avec les décisions annoncées par le management de Nethys.

Nous demandons par ailleurs à la Ville de se positionner en faveur d’une sortie immédiate des Editions de l’Avenir du groupe Publifin-Nethys, comme le demandait le rapport de la commission d’enquête Publifin. Cela pourrait se faire en passant par exemple par une reprise, au moins temporaire, par un outil wallon dans le cadre d’une opération de portage régional, comme demandé par l’ensemble des groupes politiques du Parlement wallon il y a quelques mois.

Nous demandons enfin que tous les administrateurs du groupe Publifin-Nethys veillent en tout temps au respect des travailleurs et de leurs droits aux perspectives de pérennité et de développement du journal L’Avenir.

Découvrez le texte de la motion.

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« 11 personnes exclues de la centrale nucléaire de Tihange: «Je ne saurais pas vous dire s’il y avait un réel danger» » – L’Avenir HW (13/04/2016)

Onze accréditations ont été retirées à des personnes travaillant à la centrale nucléaire. Le bourgmestre de Huy l’avoue: «Je ne saurais pas vous dire s’il y avait un réel danger qui justifie qu’ils ont été écartés».

Plusieurs travailleurs de la centrale nucléaire de Tihange ont été privés de leur habilitation. Et cela, deux jours après les attentats de Bruxelles. Y a-t-il un lien de cause à effet? Difficile de ne pas le penser. Mardi soir, au conseil communal de Huy, l’écolo Rodrigue Demeuse a posé la question. Onze travailleurs qui se voient privés de leur badge d’accès au site, c’est interpellant. Sept d’entre eux l’ont été dans la foulée de la fusillade de Forest du 15 mars, quatre autres suite aux attentats du 22 mars.« On sait que les centrales nucléaires sont des cibles potentielles pour des actes terroristes », a noté le conseiller écolo. (…)

Catherine Duchateau

Lire la suite sur le site de L’Avenir Huy-Waremme.

 

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« Trois jeunes d’Écolo J «en prison» 24 h » – L’Avenir HW (15/05/2015)

Trois membres d’Écolo J ont passé 24h «en prison», sur la place Verte. Pour sensibiliser à la politique carcérale et susciter le débat.

Trois lits, un petit frigo, un évier, des kits d’hygiène et des tenues de détenus prêtés par la prison de Marneffe. Le tout dans une «cellule de prison» de 9 m2 reconstituée sur la Place Verte. Un espace restreint, sans aucune intimité, dans lequel trois membres du mouvement écolo j, ont passé 24 h, de mercredi à jeudi. Pour «déconstruire tous les clichés qu’on peut avoir sur la prison», pour sensibiliser le grand public à la politique carcéral et susciter le débat avec les passants. (…)

La suite sur : http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150514_00649914.

A.-F. Bertrand

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« Écolo-J derrière les barreaux place Verte » – L’Avenir HW (12/05/2015)

Ils avaient vécu sous une éolienne pendant 24 heures. Là, ce mercredi, c’est dans une cellule installée place Verte qu’Écolo-J vivra.

Depuis deux ans, les jeunes écolos réfléchissent à la politique carcérale et à son avenir dans la société d’aujourd’hui. Le sens de leur réflexion? «On voulait savoir en quoi la prison a encore un sens aujourd’hui, en quoi elle sert à la réinsertion», explique le Hutois Rodrigue Demeuse, co-président d’Écolo-J pour Huy-Waremme. Un thème large, passionnant à coup sûr, mais qui nécessitait de s’informer avec ceux qui vivent en prison, qui y travaillent. Ce que Écolo-J a fait. «On a rencontré des acteurs de terrain, des anciens détenus, des directeurs de prison, des associations qui y travaillent, des gardiens aussi.» Ils ont aussi visité la prison de Namur, rencontré une association qui propose des formations derrière les barreaux. «On a adopté une position au congrès d’Écolo-J en octobre qui propose une vraie vision de la politique carcérale pour l’avenir.» (…)

La suite sur http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150511_00646748.

Catherine DUCHATEAU

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