Une charte pour généraliser les aménagements cyclables à Huy

Comme en témoignent les comptages annuels du GRACQ, le nombre de cyclistes augmente légèrement chaque année, notamment grâce à la multiplication des vélos électriques. La pratique du vélo peine toutefois toujours à se développer en Wallonie par rapport à d’autres régions parfois tout aussi vallonnées. Et Huy n’échappe pas au phénomène…

Les associations de cyclistes expliquent notamment ce désamour du vélo par le manque de sécurité et d’aménagements spécifiques le long de nos routes. Ainsi, à Huy, l’ensemble des Ravels s’arrête aux entrées de Ville et ne sont pas reliés entre eux de façon sécurisée. Il n’y a quasiment pas une seule piste cyclable sur le territoire de la Ville et quand elles existent, elles servent de parking.

A l’initiative d’Ecolo, le Parlement wallon vient de voter un décret qui prévoit de doter systématiquement les voiries régionales d’aménagements cyclables de qualité lors de chaque chantier de réalisation, d’aménagement ou de réfection.

A Huy, notre volonté est d’étendre cette dynamique à l’échelle des voiries communales. Cette façon de procéder permettrait, à peu de frais, de disposer d’ici quelques années d’infrastructures cyclables de qualité permettant la pratique du vélo au quotidien dans de bonnes conditions de sécurité.

C’est pourquoi, lors du Conseil communal de ce lundi 6 mai 2019, nous proposerons l’adoption d’une chartevisant à généraliser les aménagements cyclables de qualité à Huy et à renforcer la sécurité des cyclistes, dont voici le texte :

Charte visant à généraliser les aménagements cyclables de qualité à Huy et à renforcer la sécurité́ des cyclistes

Art. 1

Lors de travaux de réalisation, d’aménagement ou de réfection d’une voirie communale, le Collège ou, le cas échéant, toute autre personne morale de droit public à l’initiative de ces travaux, garantit que cette voirie est dotée d’aménagements cyclables de qualité, tels que définis par le Collège. 

L’obligation d’équiper les voiries communales en aménagements cyclables de qualité est effective dès l’éventuelle phase de planification initiale des travaux. 

Elle s’accompagne de la consultation des associations représentatives des cyclistes actives sur le territoire communal, notamment le GRACQ.

Art. 2

Si de tels aménagements ne sont pas possibles, leur non-réalisation sera dûment motivée. 

Art. 3

Les services communaux en charge de l’entretien des voiries procèdent systématiquement à l’entretien des zones cyclables et, au minimum, à l’entretien ordinaire, l’entretien extraordinaire et au service d’hiver. 

Les marquages destinés aux cyclistes sont rafraichis concomitamment à ceux destinés à la circulation automobile. 

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Et si on aménageait le tunnel du pont de chemin de fer ?

Le tunnel situé à l’extrémité du pont de chemin de fer est emprunté quotidiennement par de nombreuses personnes, notamment des joggeurs. Il est donc question depuis des années de l’éclairer pour assurer le confort et la sécurité des usagers. 

Pendant longtemps, la SNCB refusait toutefois de réaliser de tels aménagements étant donné que le tunnel n’était en principe pas prévu pour les piétons.

Mais au mois de novembre dernier, le Collège m’a confirmé l’accord de la SNCB pour aménager un RAVEL sur le pont de fer. Les plans sont dessinés, il manquerait juste l’autorisation de la Région wallonne.

Dans l’attente de l’aménagement du RAVEL, qui pourrait encore prendre un certain temps, pourrait-on dès lors prendre les mesures dès à présent pour éclairer le tunnel, puisque la SNCB a marqué son accord sur l’ouverture du tunnel aux piétons ? 

C’est la question que je poserai au Conseil communal de ce 26 février 2018.

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Pourquoi ne pas réhabiliter le sentier reliant la rue du Marais à la rue Legrand ?

Le comité de quartier de Tihange bas interpelle régulièrement la Ville depuis plusieurs années pour demander la réhabilitation d’un sentier sur le lit d’un ancien ruisseau reliant le coin de la rue du Marais à l’extrémité de la rue Legrand.

Il s’agit d’un sentier qui existait à l’époque mais qui a progressivement disparu et n’est malheureusement plus accessible aujourd’hui.

Sa réhabilitation améliorerait pourtant considérablement la qualité de vie des Tihangeois et aurait beaucoup de sens dans le cadre de la nouvelle redynamisation du Centre Nobel. Ce sentier permettrait en effet d’accéder, dans un sens, à la crèche, au Centre Nobel, aux terrains de football, au zoning commercial, et dans l’autre sens, au centre de Tihange, à l’église, la pharmacie, les écoles, etc.

Un tel projet permettrait donc aux riverains de se déplacer d’un côté à l’autre de Tihange en toute sécurité, alors que la circulation automobile y est parfois très dense et dangereuse pour les piétons, cyclistes et PMR.

Les riverains sont d’ailleurs tout à fait prêts à mettre la main à la pâte pour réhabiliter ce sentier, mais ils ont besoin de l’aide et de l’autorisation de la Ville.

La Ville peut-elle donc s’engager à les aider à réaliser ce beau projet pour leur quartier ?

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Huy, 14ème du classement des accidents impliquant des usagers faibles : quelles solutions ?

L’institut de sécurité routière VIAS publiait il y a quelques semaines ses statistiques en matière d’accidents de la route, commune par commune. Si le bulletin de la Ville de Huy n’est guère brillant, il est particulièrement mauvais en matière d’accidents impliquant les usagers faibles.

En effet, la Ville de Huy se classe à la 14èmeplace des communes wallonnes les plus accidentogènes, avec 105 accidents ayant causé des dégâts corporels à des piétons ou des cyclistes entre 2012 et 2016.

Si ces chiffres s’expliquent par une multitude de facteurs, liés notamment à la fréquentation importante de la Ville, ils rappellent qu’il reste énormément de progrès à faire pour la sécurité routière à Huy.

Plusieurs solutions ont souvent été évoquées et promises. Parmi celles-ci, nous pouvons relever la transformation du centre-ville en zone 30, la sécurisation de l’arrivée du ravel devant la Collégiale, mais aussi le réaménagement de la RN 90 depuis la centrale jusqu’au centre afin d’en réduire la dangerosité.

Lors du Conseil communal de ce 29 mai, nous interrogerons donc la majorité pour savoir où en sont ces différents aménagements. Il est en effet urgent d’avancer sur ces dossiers qui doivent constituer des priorités absolues et, plus généralement, sur l’ensemble des mesures permettant de renforcer la sécurité des usagers faibles de la route.

 

 

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Un budget 2018 électoraliste auquel nous préférons le plan PUNCH !

Ecolo Huy a analysé le budget 2018 présenté par la majorité et qui sera voté au conseil communal de ce lundi 18 décembre. Ce budget est particulier puisqu’il s’agit du dernier de la législature.

Un budget électoraliste

Il s’agit, selon nous, d’un budget électoraliste. En effet, la majorité joue au magicien, pour ne pas dire à l’apprenti sorcier. A quelques mois des élections, elle sort ainsi soudainement d’un chapeau électoral toute une série d’idées nouvelles, faisant même encore plus de promesses que d’habitude.

Or, si c’est comme les autres années, seuls 38% de ces investissements seront effectivement réalisés cette année.

Par ailleurs, rien ne dit que tous ces projets seront mis en œuvre puisque cela suppose de dépenser à l’extraordinaire absolument tout ce qui est autorisé par la balise d’emprunts établie par le CRAC, voire plus que ce qui est permis.

En effet, les investissements prévus dépassent la balise d’emprunts, en comptant sur le fait que le Ministre acceptera une mise hors balise de certains investissements, sans quoi, ils ne se feront tout simplement pas : il s’agit de la toiture du hall omnisport, des châssis de la bibliothèque et de l’école de Solières, ainsi que de la chaudière du Barabas.

Ce sont pourtant des investissements économiseurs d’énergie, qui sont essentiels, plus encore à Huy qu’ailleurs. En effet, selon le dernier rapport Belfius, Huy compte deux fois plus de dépenses énergétiques que la moyenne de la province (et 4 à 5 fois plus en gaz). Certes, des économies ont été récemment réalisées, mais il faut absolument les poursuivre et les accélérer. Et les investissements prévus en la matière doivent donc être prioritaires et ne peuvent être rendus hypothétiques comme c’est le cas ici.

Certains éléments positifs

Il faut toutefois souligner certaines choses positives. Citons ainsi la rénovation du bâtiment de Dora dores qui leur permettra enfin de faire des économies et surtout d’obtenir des subsides supplémentaires, l’installation de bornes de rechargement électrique, la rénovation du bateau, ou encore les primes pour les investissements économiseurs d’énergie, les familles monoparentales et la mobilité du personnel.

Ces idées sont intéressantes… Mais à entendre les membres du Collège dans la presse et en commission, leur mise en œuvre est loin d’être précisée, surtout en ce qui concerne les différentes primes. Ce manque de réflexion préalable crée donc le doute quant à leur concrétisation effective en 2018.

Des points problématiques ou absents

En revanche, plusieurs éléments posent vraiment problème dans ce budget.

Tout d’abord, relevons l’absence de tout budget participatif, contrairement à l’intéressante expérience menée à Gives l’an dernier.

Notons ensuite l’absence de crédit budgétaire pour l’expropriation des immeubles effondrés de la Rue Neuve. Le bourgmestre a annoncé il y a quelques semaines qu’une expropriation serait engagée, comme nous le réclamons depuis des mois, si les propriétaires ne proposent pas de projet d’ici la fin de l’année. Il reste donc une dizaine de jours et aucun projet n’est sur la table, ou sur le point d’être proposé. Une expropriation sera donc nécessaire, mais rien n’est prévu au budget, ce qui retardera encore les choses…

Relevons aussi l’unique mesurette proposée pour relancer le commerce, à savoir une prime de 10.000€ à diviser entre au moins 2 ou 3 nouveaux commerces. L’idée est louable mais revient à tenter d’éteindre un incendie avec un fusil à eau. Cela ne traduit pas une réelle ambition de relancer le commerce à Huy. Dans de nombreuses autres villes (Liège, Hannut), ce genre de primes s’élèvent souvent à plus de 6000€ par nouveau commerce. Et surtout, les projets sont désignés par un jury participatif ! Apparemment, les modalités de la prime hutoise ne sont pas encore définies, mais nous encourageons donc la majorité à mettre en place une procédure vraiment objective et participative qui permette de sélectionner des projets originaux.

Notons encore l’énorme poids que font peser sur le CPAS les mesures Di Rupo et Michel en matière d’exclusion du chômage et des allocations d’insertion.

Par ailleurs, le très hypothétique skate-park est certes programmé pour la 4è fois, mais il a malheureusement peu de chances d’aboutir étant donné que, depuis 3 ans, personne n’a pris la peine de téléphoner à Infrasports pour vérifier si on pouvait bien obtenir des subsides pour un skate-park situé hors du centre-ville. Ne parlons même pas du parcours vita

Autre point négatif, l’absence de toute action en faveur du climat. Seule l’étude des émissions de CO2 des bâtiments communaux, reportée de l’année dernière, est reprogrammée. Et pendant ce temps-là, Pollec sombre dans une léthargie la plus totale.

En matière de mobilité, on ne retrouve toujours aucune des propositions intéressantes qui figuraient au plan intercommunal de mobilité présenté il y a 4 ans ! Sur ce plan, la Ville de Huy est à l’arrêt total depuis des années et ce budget n’y apporte aucune solution. C’était pourtant déjà le sujet de campagne en 2012… 6 ans plus tard, la situation a encore empiré.

Enfin, il est étonnant de voir que le Collège ne prévoit aucune nouvelle provision alors qu’un boni de 2,5 millions est prévu à l’ordinaire. Nous ignorons s’il faut l’interpréter comme une envie de présenter un boni plus important ou comme l’absence de confiance dans les chiffres avancés et donc la crainte de voir ce boni se réduire en cours d’année. Quoi qu’il en soit, il aurait été souhaitable de continuer à provisionner dès à présent.

Une explosion de la dette !

Mais le point le plus inquiétant est l’explosion totale de la dette. On creuse cette année la dette de 50% !

Il faut évidemment réaliser des investissements, mais pas à n’importe quel prix et pas au détriment des générations futures. Nous passons ainsi en 2018 de 28 millions d’euros de dette à 42 millions d’euros, soit d’un peu moins de 1200 euros par habitant à 1800 euros.

Selon le dernier rapport Belfius, en 2015, nous étions la 3e commune de la province avec la dette la plus élevée par habitant, nul doute qu’en 2018 nous serons la première.

Or, au lieu d’être les leaders en matière de dette, nous souhaiterions que la Ville de Huy soit leader en matière de participation citoyenne, de mobilité innovante, de redynamisation commerciale et de transition écologique.

Certains projets vont dans le bon sens, mais il est temps de mettre la vitesse supérieure. Nous avons à Huy l’un des budgets les plus élevés de Wallonie par habitant ! Avec des moyens pareils, il serait possible de faire tellement mieux !

C’est pourquoi nous voterons contre ce budget.

Un plan alternatif : le plan PUNCH !

Pour Ecolo Huy, il ne suffit pas de commenter le budget. Nous voulons aussi encourager le Collège à aller plus loin. Dans tous nos porte-à-porte, il y a un écho qui revient toujours : c’est la crainte que la Ville de Huy se vide de ses commerces, de ses bars, et se meurt.

Notre priorité est la redynamisation du centre et des quartiers de Huy. Ecolo incarne l’alternative à Huy, et surtout le tonus dont la Ville a besoin. 2018 doit marquer la mise sur pied d’un plan de relance soutenu par tous. Avec notre jeunesse, notre force de propositions, nos actions au quotidien dans tous les quartiers, nous voulons jouer un rôle de pionnier dans ce domaine.

C’est pourquoi nous proposons aujourd’hui un plan alternatif. Il s’agit du plan PUNCH !

PUNCH est l’acronyme de Participatif, Ultra-dynamique, Novateur, Concret, à Huy.

L’objectif de ce plan est de redynamiser la Ville en proposant une alternative aux choix de la majorité actuelle, autour de trois axes : le commerce, la mobilité et l’énergie.

Notre plan « PUNCH », c’est notre ambition pour Huy, nous voulons être constructifs. On veut que ça aille beaucoup plus vite et surtout qu’il y ait une vision stratégique pour Huy. Finies les mesurettes isolées. La Ville de Huy mérite mieux que des débats sur des murs anti-pipi et un skate-park qu’on promet chaque année sans jamais le voir venir !

Nous voulons un plan de redynamisation cohérent, ambitieux, global de la Ville.

En matière de commerce, nous proposons : un véritable CREaSHOP à Huy avec des moyens conséquents qui y seraient consacrés, une charte des devantures pour les commerces, l’expropriation du chancre de la Rue Neuve et la mise en place d’un projet participatif, le développement d’une gestion électronique des parkings…

En matière de mobilité, nous proposons : la mise en place d’un service de voitures partagées (Cambio ou autre), le réaménagement complet de la RN90, l’aménagement d’une zone 30 au centre-ville, la création d’une navette fluviale, la prise en compte du vélo comme une priorité absolue, l’augmentation des services de bus, la jonction des Ravels, l’organisation d’une Journée Sans Voiture, une solution efficace pour Ben-Ahin avec la création de turbo-ronds-points, un taxi social, un encadrement des élèves qui souhaitent aller à vélo à l’école, formation de vélo en ville, parking d’écovoiturage.

En matière d’énergie, nous proposons : la redynamisation du comité de citoyens POLLEC (une seule réunion ces 6 derniers mois)(nous sommes signataires de la Convention des Maires, nous devons déposer d’ici quelques mois notre Plan en faveur de l’énergie durable et il n’y a toujours rien sur la table), l’installation d’un compteur géant de CO2 à l’Hôtel de Ville de Huy, une campagne de communication “Huy 2030”, un concours des familles à énergie positive, sensibilisation du personnel, centrale d’achat tertaire en électricité et en gaz, installation de panneaux photovolotaïques, Plan communal cyclable…

Un plan à construire avec les Hutois

Ce plan doit être construit avec les Hutois. C’est ce que nous avons entamé depuis quelques semaines avec notre grand porte-à-porte dans tous les quartiers de la Ville, chaque week-end.

Nous avons également adopté un plan d’actions de terrain qui permettra de construire le programme communal, avec une action tous les quinze jours sur l’une des thématiques qui nous paraissent importantes.

Après la distribution de petits fruitiers et une récolte de vêtements et de jeux pour Saint-Nicolas, nous avons d’ailleurs organisé ce lundi 18 décembre une action sur la Grand-Place pour aller à la rencontre des jeunes et récolter leurs idées pour la Ville.

 

Une alternative est possible et nous la construisons avec les Hutois !

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Mobilité sur la rive gauche : des solutions concrètes bien nécessaires !

On s’y attendait, le mois d’octobre a été particulièrement catastrophique au niveau de la mobilité sur la rive gauche. En cause : la fermeture de la rue des Vignes et, surtout, l’absence de mesures de circulation efficaces.

Les Hutois doivent déjà faire face depuis des années aux constants embouteillages de Ben Ahin sur la rive droite, encore largement accentués récemment grâce aux « bonnes » idées de la Région Wallonne, sur laquelle la Ville n’aurait soi-disant aucune influence malgré les relais dont se vante pourtant systématiquement la majorité pour justifier le cumul député-bourgmestre. Voilà maintenant que l’ensemble de la rive gauche est confronté à un immobilisme total.

Certains automobilistes mettent ainsi plus d’une demi-heure à passer d’une rive à l’autre.

La réfection de la rue des Vignes était bien nécessaire et une solution miracle n’existe probablement pas. Toutefois, force est de constater que les quelques rares mesures prises pour tenter d’atténuer les effets négatifs de ces travaux ne suffisent pas. Il est dès lors urgent de prendre des solutions concrètes à court et moyen termes.

Lors du Conseil communal de ce 7 novembre, nous interrogerons donc la majorité sur la possibilité de mettre en œuvre des mesures alternatives à l’unique déviation de la circulation par le Quai de Compiègne.

Ne serait-il pas possible, par exemple, de prévoir une meilleure synchronisation des feux (notamment ceux de la rue Neuve), une mise à l’orange aux heures de pointe des feux situés au pied de la Chaussée de Waremme, la présence de policiers à certains endroits stratégiques aux heures de forte circulation ?

N’y aurait-il pas également moyen de demander aux établissements scolaires d’encourager les élèves et étudiants à venir à l’école autrement qu’en voiture ?

Et plus globalement, n’est-il pas temps de favoriser d’autres types de mobilité, notamment en lançant enfin le marché public pour la mise en place d’un système de voitures partagées à la gare ou en installant de véritables garages à vélos sécurisés dans les gares de Huy et de Statte ?

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« Le nouveau parking de la gare de Huy est payant » – La DH (6/07/2017)

Le nouveau parking de la gare de Huy est terminé. Ce nouveau parking devrait faciliter le stationnement des navetteurs. Cependant, il sera payant. L’opposition Ecolo redoute que les navetteurs se reportent vers la gare de Statte où le parking est gratuit.

Rodrigue Demeuse et Samuel Cogolati, conseillers communaux Ecolo, étaient présents jeudi matin à l’occasion de l’inauguration du nouveau parking de la SNCB à la gare de Huy. Ils ont eu l’occasion d’apprécier la qualité des installations et la volonté partagée des autorités du rail et de la Ville de transformer le visage de ce quartier en un véritable nœud multimodal. Ils regrettent néanmoins le prix élevé du nouveau parking ainsi que l’absence de station de voitures partagées, pour encourager la mobilité verte à Huy.

(…)

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Anne Vanbrabant

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Nouveau parking à la gare de Huy : il reste du travail pour en faire un vrai noeud multimodal !

Les Conseillers communaux Ecolos étaient présents ce jeudi matin à l’occasion de l’inauguration du nouveau parking de la SNCB à la gare de Huy. Ils ont eu l’occasion d’apprécier la qualité des installations et la volonté partagée des autorités du rail et de la Ville de transformer le visage de ce quartier en un véritable nœud multimodal. Ils regrettent néanmoins le prix élevé du nouveau parking ainsi que l’absence de station de voitures partagées, pour encourager la mobilité verte à Huy.

Un parking payant qui manque son objectif…

D’abord, le prix à payer par les navetteurs pour l’utilisation de ce nouveau parking s’élèvera ainsi à 1,60€ par jour pour les voyageurs disposant d’un abonnement, soit plus de 350€ par an, alors que ces derniers ne payaient rien jusqu’à présent, et ce, sans certitude de prise en charge par l’employeur. Ce prix élevé risque de décourager les usagers de venir prendre le train en laissant leur voiture à la gare lorsque l’accès en bus n’est pas possible depuis chez eux.

Il est possible qu’un nombre important de voyageurs de la gare de Huy se déplace vers celle de Statte, où le parking gratuit sera lui aussi rapidement encombré, voire deviendra payant s’il fait concurrence à celui de Huy. En outre, les automobilistes qui n’auront pas les moyens de payer continueront à se garer dans les rues avoisinantes et cela n’aura donc pas l’impact positif espéré sur le stationnement dans le quartier. Alors que cet emplacement devait constituer, selon les autorités, un grand parking de délestage, il n’en sera rien puisque les automobilistes préféreront évidemment aller se garer dans le centre, là où le parking est gratuit.

Pour Ecolo, la Ville aurait dès lors pu mieux faire entendre sa voix dans les négociations avec la SNCB pour tenter d’obtenir la gratuité du parking, au moins pour les abonnés. Notre Bourgmestre affirmait pourtant en 2007 que le fait de faire payer le parking aux usagers de la SNCB constituait une « situation proprement intolérable », parlant d’un « regrettable pas en arrière en termes de mobilité » (voyez ce qu’il disait à l’époque). Les Conseillers Ecolo partagent ce point de vue et regrettent qu’il n’ait pas été plus défendu dans les négociations avec la SNCB.

… et qui manque de voitures partagées

L’absence de station de voitures partagées (Cambio par exemple) semble plus que jamais inexplicable dans ce nœud destiné à être multimodal. En effet, Cambio et la SNCB ont plusieurs fois manifesté leur intérêt à installer le service de voitures partagées à la gare de Huy, mais la Ville, elle, n’a pas encore fait de demande officielle à Cambio.

Pourtant, nous savons déjà depuis au moins 2013 que Cambio serait tout à fait possible et rentable. Le Plan Intercommunal de Mobilité réalisé par Agora et Espaces Mobilités indiquait déjà ceci en en 2013 : « L’installation d’une station de voitures partagées (Cambio par exemple) pourrait être envisagée à Huy […] L’expérience montre qu’une voiture partagée remplace 7 à 10 voitures personnelles. Autant despace récupéré en rue et une solution économique pour les habitants qui n’ont pas besoin de leur voiture tous les jours. Le potentiel nous semble réel à Huy. »

La Ville de Huy a même évalué la pertinence d’installer un service de ce type sur son territoire via une enquête en ligne sur son site Internet en 2015. Les résultats de cette enquête ont indiqué que les Hutois étaient en demande de ce service et ont démontré que le service Cambio serait parfaitement rentable à Huy. Mais rien ne bouge depuis lors. La Ville de Huy devrait donc aujourd’hui lancer un marché public et enfin emboiter le pas à des villes comme Ciney, Tournai, Gembloux, ou Arlon, pour faire de notre gare un véritable nœud multimodal.

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Nouvelle signalétique à Huy : un dossier essentiel qui a déjà bien trop trainé…

Depuis plus de deux ans, le dossier de la modernisation de la signalétique à Huy est en cours.

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Après une longue étude ayant coûté 25.000€, le marché pour la réalisation a enfin été attribué en mars dernier, pour un montant de plus de 100.000€. A cette époque, le Collège assurait que l’ensemble de la nouvelle signalétique serait installée pour début juin, afin d’être en place pour la saison touristique. Par la même occasion, le site internet de la Ville devait également subir un lifting complet et être opérationnel dans la foulée.

Or, nous sommes en septembre, la saison touristique s’achève et aucun nouveau panneau n’a fait son apparition. Le site est lui aussi toujours dans le même état.

Lors du Conseil communal de ce 13 septembre, nous interrogerons dès lors le Collège sur les raisons de ce retard, dans un dossier qui traîne déjà depuis plusieurs années. Nous tenterons également de savoir quelles sont les nouvelles échéances prévues pour ce dossier.

Celui-ci est en effet essentiel pour l’avenir de la Ville, d’un point de vue touristique et économique. Cela s’est encore vérifié pendant la foire du mois d’août où le parking du Quadrilatère n’était renseigné par quasiment aucun panneau, engendrant non seulement les problèmes habituels de stationnement mais également une faible fréquentation des commerces du centre-ville.

Il est urgent d’avancer dans ce dossier et nous espérons que le Collège pourra s’engager à des délais de réalisation les plus courts possible. Réponse ce mardi soir…

 

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Plan de transport 2017-2020 de la SNCB : une opportunité à saisir !

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La SNCB consulte actuellement les Collèges communaux afin d’avoir leur avis sur son futur plan de transport 2017-2020. Alors que de nombreux navetteurs hutois expérimentent au quotidien les difficultés posées par la version actuelle du plan, en vigueur depuis décembre 2014, la consultation en cours est donc l’occasion de tenter d’améliorer les choses !

C’est pourquoi, lors du Conseil communal de ce 21 juin, nous demanderons au Collège la position qu’il a défendue auprès de la SNCB, afin d’améliorer la vie des navetteurs. Et dans le cas où il n’a pas encore rendu d’avis, quelle position compte-t-il défendre ?

A-t-il, ou compte-t-il, attirer l’attention de la SNCB sur la nécessité de ré-augmenter les arrêts des trains à la gare de Statte, tout en maintenant suffisamment d’arrêts à Andenne ?

Qu’en est-il de l’allongement qu’ont connu les temps de trajet vers Liège et Namur ?

Quid des trains directs vers Bruxelles dont le nombre a diminué depuis 2014 ?

Et enfin, le Collège a-t-il, ou va-t-il, plaider pour un rétablissement, voire un développement, des trains tôt le matin et tard le soir ?

Tous ces éléments sont essentiels au développement d’une véritable mobilité digne du 21è siècle, afin d’offrir aux utilisateurs du service public qu’est la SNCB une réponse efficace à leurs attentes. Et la consultation actuellement en cours est le moment idéal pour le faire !

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