En route pour le kot-à-kot, la version kot du porte-à-porte

Nouvelle action de terrain avec le kot-à-kot, la version kot du porte-à-porte. Depuis un an, je sonne à la porte de kots aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles. L’objectif ? Partir à la rencontre des étudiants et de leurs réalités pour les relayer au Parlement et nourrir mon action politique. Avec déjà des étapes à…

– Namur, avec Zoé, du Kap Nord, qui se mobilise pour l’inclusion des personnes en situation de handicap et pour apporter un peu de réconfort aux sans-abris. Zoé rappelle aussi qu’autour d’elle, trop d’étudiants ont dû abandonner leurs études faute de pouvoir continuer à les financer…

Rencontre ensuite avec la joyeuse équipe du KotéSport, le temps d’une 3e mi-temps durant laquelle on s’est entre autres réjoui du retour en présentiel et de la reprise des activités… À commencer par les 24h vélo solidaires que l’équipe organise.

– Bruxelles, à la rencontre d’abord d’une bande de copains qui se sont rencontrés durant les quelques jours de cours en présentiel l’année précédente, juste avant la deuxième vague de Covid. Et heureusement car c’est grâce à ça qu’ils ont pu traverser le confinement et qu’ils se retrouvent aujourd’hui à koter ensemble. Ils nous rappellent à quel point les études supérieures, c’est avant tout une aventure humaine. Et à distance, c’est impossible !

En route ensuite vers la coloc de Juliette, Delphine et Céline, trois jeunes hyper engagées, avec qui on a parlé des combats pour l’égalité des genres, la lutte contre le harcèlement ou encore les défis sociaux et climatiques ! Mais on a surtout évoqué la participation des citoyens, et des jeunes en particulier, à la vie politique. Qu’est-ce que c’est motivant de sentir autant d’intérêt et d’envie de changer le monde.

Me voilà plus motivé que jamais à poursuivre tous ces combats !

– Mons, à la rencontre d’une bande de potes qui se sont lancées dans une aventure un peu folle voilà bientôt 5 ans, au tout début de leurs études. Comme si le grand bain de l’enseignement supérieur manquait de profondeur, elles ont créé un kot associatif en coopération avec la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés : le Kot (H)Umain.

Elles avaient à cœur de faire de l’UMons une Université hospitalière. Près de 5 ans et des dizaines d’hébergements, d’actions, de trajets entre le Parc Maximilien et Mons… plus tard, elles retiennent en particulier des rencontres qui ont transformé leurs vies. Comme celle avec Walid, à l’époque MENA (Mineur étranger non-accompagné) de 14 ans dont le premier espace d’accueil fut leur kot… et pour plusieurs mois. Aujourd’hui, Walid a son propre pied-à-terre et vient d’entamer des études.

En parlant d’études, parmi de nombreux autres combats, notre bande d’amies épingle celui pour l’accès aux études aux étudiants non-européens. Combat que je porte aussi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

À l’heure de nous quitter, elles espèrent que, malgré la fin de leurs études, le Kot (H)Umain vivra de nouveaux lendemains… porté qui sait par une nouvelle bande de potes qui dépotent !

– À Louvain-la-Neuve, pour une édition spéciale du kot-à-kot ! Une nuit entière passée avec les étudiants aux 24h vélo de Louvain-la-Neuve pour parler précarité. Découvrez le boulot incroyable réalisé par le kot-à-projet

– Sur le campus d’ALMA, à la rencontre d’étudiants libanais. Ils ont quitté leur pays suite à l’explosion du port de Beyrouth, à la crise économique profonde et à l’absence de perspectives réjouissantes.

Si certains ont pu bénéficier d’un minerval réduit l’année de leur arrivée, cela n’a duré qu’un an. Aujourd’hui, ils doivent payer plus de 4000 €. Ce qui représente pour eux, en raison de la dévaluation de la livre libanaise, l’équivalent d’un minerval de… 100.000 € pour nous !

Des frais colossaux auxquels s’ajoutent d’autres obstacles : pour les équivalences de diplômes, pour l’accès aux supports et matériels de cours, pour pouvoir travailler pour financer leurs études… Ils doivent tout acheter eux-mêmes, sans aide ni bourse.

En un mot comme en cent : c’est le royaume de la débrouille.

Et vu la situation économique au Liban, c’est même eux qui aident parfois leurs familles restées au pays et qui ont tout sacrifié pour leur permettre de venir étudier ici.

Leur demande au monde politique ? Simplement qu’on se préoccupe d’eux et qu’on vienne à leur rencontre pour en finir avec le deux poids deux mesures entre les pays.

Alors que la moindre dépense est dosée, hier soir, c’était soir de fête. Après la rencontre dans le kot, nous sommes allés boire un verre… Et je peux vous dire que l’émotion était palpable au moment de scander à l’unisson “Kessak !”

Santé ! Et promis, je ne lâcherai pas le combat et ferai tout pour sortir ces étudiants du royaume de la débrouille et de la précarité !

– Liège, où j’ai été accueilli par Théa et Massimo qui étudient la médecine vétérinaire au Sart-Tilman, sur les hauteurs de Liège. Au menu de la soirée, outre un super repas partagé, plein de sujets brûlants d’actualité et sur lesquels j’interpelle la Ministre depuis le début de mon mandat :

  • Améliorer l’apprentissage pratique et l’accès aux stages ;
  • Revoir les rythmes académiques pour pouvoir souffler à Noël et en été ;
  • Repenser le système d’évaluation, qu’il soit à la fois plus continu et plus axé sur la réflexion ;
  • Créer un cadre d’étude bienveillant, qui évite de mettre à mal la santé mentale… Massimo et Théa nous confient que les burn out sont hélas fort répandus dans leur faculté.

Autant de demandes qui cheminent au Parlement et au Gouvernement, et je ferai tout pour qu’un maximum d’entre elles se concrétisent au plus tôt !

Encore merci pour cet accueil chaleureux, et n’hésitez pas à me faire signe si vous connaissez un chouette kot à visiter !

– À Louvain-la-Neuve, pour un kot-à-kot spécial”bloc-à-bloc” en cette période de blocus. J’ai passé la soirée en compagnie de la super équipe de l’Adèle TaKap, un kot-à-projet qui organise des activités liant le monde du handicap au monde estudiantin de l’UCLouvain. Animations tous les jeudis soirs pour des personnes en situation de handicap mental, organisation d’un grand festival inclusif en mars, et de soirées à thème tout au long de l’année… L’équipe se mobilise sans compter ! Ce qui les anime en ce moment, c’est la préparation du blocus PEPS (acronyme de Projet pour Etudiants à Profils Spécifiques). A partir de lundi prochain et deux semaines durant, des salles avec des ambiances et des aménagements différents sont mises à la disposition des étudiants. Sans oublier (important !) des pauses communes, des séances de sport collectives, des collations… et bien plus encore ! Je vous mets un lien vers toutes les infos en commentaire. Et en parlant de pause… cette rencontre fut aussi l’occasion de discuter des rythmes académiques, et de la nécessité de les repenser pour plus d’évaluation formative et continue, davantage de pratique et de vrais moments de répit pour pouvoir passer de joyeuses fêtes en famille et avec ses amis. Voilà un beau chantier que je me réjouis de poursuivre en 2023 !

– Qui a dit qu’il n’y avait pas de kots à Huy ?! Rencards particuliers pour un 14 février… À l’image ici de Louis et Alissa, j’ai rencontré aux 4 coins de la Ville plusieurs étudiants de l’Institut supérieur industriel agronomique de Huy. De quoi vivre un kot-à-kot comme à la maison, et d’échanger sur un tas de sujets qui m’animent en cette nouvelle année au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles : lutte contre la précarité étudiante, réforme des rythmes académiques, défis posés par de nouveaux outils comme Chat GPT… Mais aussi d’agroécologie, de plus en plus au cœur des cours de ces étudiants !

– À Bruxelles, où j’ai découvert la résidence universitaire de Solbosch. Et je n’en ai pas cru mes yeux…

😱 Eau brune et non potable, douches froides, asticots dans les éviers, humidité et moisissures, fenêtres sans poignée et impossibles à fermer, punaises de lit, rats, toilettes sans porte… C’est inhumain !

🤦 Et pourtant, c’est le quotidien de Thérèse depuis bientôt deux ans. Thérèse est l’une des 280 étudiant·es de cette résidence. Elle m’a invité à faire le tour du propriétaire. Et comme beaucoup d’autres, elle n’a pas le choix. Habitant à 3 heures de là en transports en commun, c’est le seul kot qu’elle peut se payer 😞

🙏 Thérèse est l’une des rencontres les plus marquantes depuis que j’ai débuté ma tournée des kots 🤜 C’est une championne hors catégorie de la débrouille. Elle n’inspire pas la résilience, elle l’incarne ! En situation de rupture familiale et pas éligible pour les bourses, elle compose avec 20€ par semaine pour ses courses. Depuis ses 14 ans, elle n’a qu’une idée en tête : faire des études supérieures pour sortir de la galère et s’émanciper. Aujourd’hui étudiante en psychologie, elle perçoit les études autrement. Elle doit se battre pour finir le mois en cumulant 3 jobs étudiants 🤯

Et elle est loin d’être une exception 🔴 L’une de ses voisines de chambre jongle entre 5 jobs et ses études. Elle voit chaque jour la file qui s’étire un peu plus pour les repas à 2€ à la cantine de la fac.

Son rêve ? Sortir de la survie en finissant ses études pour enfin pouvoir aider son père qui se saigne pour elle 🥺

Cette situation bouleversante me motive plus que jamais à ne rien lâcher contre la précarité étudiante, pour elle et pour tous ces étudiants qui galèrent au quotidien ✊

✍️ J’ai écrit à la rectrice de l’ULB pour demander des mesures urgentes pour rendre cette résidence salubre. Et on continue le combat pour créer et rénover un maximum de logements étudiants, tant en Wallonie qu’à Bruxelles 💪

– À Namur, pour dernier kot-à-kot spécial “bar des busés” avant la rentrée ! L’occasion de demander aux étudiants une bonne note et une mauvaise note sur l’année académique écoulée :