Motion pour plus de transparence suite au scandale Publifin

Suite au scandale Publifin, le groupe Ecolo soumettra ce mardi 21 février, lors du Conseil communal, une motion poursuivant plusieurs objectifs.

Le premier objectif est évidemment de dénoncer les abus mis au jour par toute cette affaire et le tort qu’ils font à la démocratie.

Mais le but recherché par cette motion n’est pas d’être polémique ou de pointer du doigt les uns ou les autres. D’autres lieux que le Conseil communal de Huy sont en effet plus appropriés pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et sur les responsabilités des différents acteurs.

Au contraire, le but de ce texte est de contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans les mandataires politiques en réaffirmant notre volonté, à tous, d’être transparents et d’agir exclusivement dans l’intérêt général de nos concitoyens.

Car ce qui nous met le plus en colère dans toute cette histoire Publifin, c’est que par le comportement totalement immoral et indécent de certains mandataires, le discrédit a été jeté sur l’ensemble de la classe politique et sur l’ensemble des intercommunales, outils pourtant essentiels au développement socio-économique de notre société.

Or, nous sommes convaincus qu’il y a, dans tous les partis, énormément de gens de qualités et investis pour le bien commun.

Toujours est-il que cette affaire démontre la nécessité d’adopter de nouvelles règles encore plus strictes, mais surtout de faire appliquer les règles déjà votées par la Région.

Quel contenu ?

C’est donc l’objet de cette motion qui porte sur deux volets. Tout d’abord, elle réaffirme l’engagement de tous au sein du Conseil à servir l’intérêt général du mieux possible, dans le respect des règles légales mais surtout éthiques.

Dans un second temps, elle vise à réclamer une série de choses, à l’instar de ce qu’ont fait d’autres communes membres de Publifin, comme Herstal ou Thimister :

  • Faire la clarté totale sur le fonctionnement de Publifin, qui a échappé aux mécanismes classiques de tutelle, permettant d’identifier les dysfonctionnement, et mettre en place un mécanisme de contrôle renforcé.
  • Mettre en place un cadastre public des mandats, missions, contrats, intérêts directs et indirects de tous les mandataires, élus et non élus, présents au sein de Publifin et de ses filiales, et de toute structure à caractère public.
  • Requérir la justification de l’affectation des résultats et des précisions sur les montants distribués aux actionnaires ainsi que des projections fiables pour l’avenir.
  • Solliciter l’instauration pour les dirigeants et mandataires de toute structure à caractère public de normes de plafonnement claires, raisonnables et transparentes pour leur rémunération et de règles de délégation de pouvoir ;
  • D’instaurer l’interdiction rapide du cumul entre une fonction dirigeante exécutive au sein d’une entreprise publique ou privée à participation publique et un mandat exécutif dans une commune ou une province.

Découvrez ici le texte complet de la motion proposée ce mardi soir.

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Abris de nuit : pourquoi pas une solution à plusieurs communes ?

Récemment, la presse a mis en lumière une situation réellement problématique, à savoir l’absence d’abris de nuit pour accueillir les sans-abris dans un rayon de 30 km autour de Huy. Ainsi, ces derniers sont obligés d’aller jusqu’à Liège ou Namur pour trouver une telle structure, ce qui est évidemment très compliqué pour la plupart d’entre eux.

Ils sont dès lors obligés de dormir dans la rue ou de squatter des immeubles abandonnés.

Il faut souligner le travail remarquable déjà effectué par le CPAS dans l’accompagnement de ces personnes, malgré des moyens toujours plus réduits.

Mais il n’empêche que la question du logement reste réellement problématique et c’est l’objet de la proposition constructive que nous ferons au Conseil communal de ce mardi 21 février.

En effet, dans la presse, le Collège précisait que la mise en place d’un tel abris de nuit coûte cher et que la Ville de Huy est trop petite pour qu’un tel projet puisse être subsidié.

Afin d’alimenter la réflexion et de tenter de contribuer à une solution, nous poserons donc une double question au Conseil communal :

  • Quel coût représenterait exactement la mise en place d’un tel service (en ce compris l’accompagnement humain nécessaire) ?
  • Pourquoi ne pas envisager un projet rassemblant plusieurs communes afin de réaliser des économies d’échelle et de pouvoir prétendre à des subsides ?

On sait à quel point ce type d’association est aujourd’hui décrédibilisé dans l’opinion suite au scandale Publifin, et il s’agirait sans doute d’une belle façon de lui rendre ses lettres de noblesse.

Comment le Collège réagira-t-il à cette proposition ? Réponse ce mardi soir !

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Situation du quartier des Fossés : les mesurettes ne suffisent pas !

Depuis de nombreuses années, les habitants du quartier de l’Avenue des Fossés et de la Rue Axhelière vivent un véritable enfer, lié à des nuisances importantes en termes de salubrité et de sécurité. Elles sont causées, comme tout le monde le sait, par l’inoccupation de nombreux immeubles, laissés à l’abandon par un propriétaire peu scrupuleux.


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Lors du Conseil communal du mois d’octobre, le groupe Ecolo avait déjà interpellé la majorité sur le sujet. Suite à cette question et à la mobilisation des riverains, des mesures avaient alors été promises par le Collège et certaines ont été mises en œuvre.

Des arrêtés de police ont été placardés sur les bâtiments les plus insalubres, des barrières ont été placées pour empêcher l’accès à certaines zones et une série d’immeubles ont été murés.

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Ces décisions sont à saluer et vont dans le bon sens, même si tout cela sent parfois un peu l’improvisation

En effet, pour prendre un exemple, les portes et les fenêtres d’une habitation de l’Avenue des Fossés ont été murées complètement, comme pour une série de bâtiments du quartier,  par les ouvriers communaux, à la grande satisfaction des voisins. Or, alors que l’opération a nécessité plusieurs journées de travail, quelle ne fut pas la surprise des riverains lorsqu’ils ont vu, ce lundi, les ouvriers revenir sur les lieux pour démurer totalement l’immeuble en question. Deux jours de travail pour rien et une situation revenue au point de départ. La raison de ce travail inutile ? Le numéro de ce bâtiment ne figurait pas sur l’arrêté de police autorisant à le murer, alors même que la police et les écopasseurs avaient attesté de son insalubrité… Il faut espérer que cela ne soit pas le cas d’autres immeubles murés et qu’un nouvel arrêté sera pris sous peu.

En plus de la relative improvisation, il semble également que le propriétaire se moque ouvertement de la Ville… Ainsi, une partie des blocs qui muraient certains immeubles a été retirée, nécessitant un nouveau travail de la Ville. Des barrières « nadar » ont également été installées sauvagement sur le trottoir sans aucune autorisation. Certains arrêtés communaux placardés aux portes ont en outre été arrachés.

Nous savons que la majorité est aujourd’hui consciente du problème et nous souhaiterions dès lors, à l’occasion du Conseil communal de ce 13 décembre, connaître l’ensemble des mesures exactes qui ont déjà été prises par la Ville, ainsi que le suivi réel qui y est apporté.

Par ailleurs, c’est très bien de murer des immeubles pour empêcher le squattage et les trafics, mais le quartier ne peut évidemment pas rester dans cet état pendant des années.

Certains bâtiments sont vraiment dangereux et posent question quant à leur stabilité, comme l’entrepôt à côté de l’imprimerie.

Nous souhaiterions dès lors savoir ce que le Collège envisage à moyen et long terme pour solutionner définitivement les problèmes rencontrés.

Ne serait-il par exemple pas temps d’envisager des décisions bien plus fortes et radicales, telles que la démolition des immeubles les plus problématiques, comme l’entrepôt ?

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Taxe déchets : une augmentation injuste, anti-écologique et pénalisante pour les Hutois !

déchets organiques

Alors que la promesse de campagne de l’ensemble des partis de la majorité était de ne pas augmenter les taxes, le Collège propose aujourd’hui, après avoir déjà augmenté les additionnels à l’IPP il y a 3 ans, de relever la taxe «déchets » de plus de 10€ par ménage par an.

Cette augmentation de la taxe est profondément injuste puisqu’elle va frapper d’abord les personnes isolées. Elle est également anti-écologique puisqu’elle concerne essentiellement la part forfaitaire, déjà extrêmement élevée à Huy, sans introduire de récolte des organiques. Elle est enfin pénalisante pour les Hutois qui paient déjà le traitement de leurs déchets beaucoup plus cher que dans les communes voisines, en comparaison au service rendu.

C’est pourquoi le groupe Ecolo votera contre la proposition du Collège. Explications…

  • Injustice sociale

L’augmentation proposée est linéaire, ce qui signifie qu’elle est d’environ 10€ pour tous les ménages, qu’ils soient constitués d’une, deux ou trois personnes. Ainsi, en incluant la location du conteneur, la personne isolée verra sa facture passer de 64,59€ à 74,09€, le ménage de deux personnes paiera 104,11€ au lieu de 93,86€, tandis que le ménage de trois personnes et plus s’acquittera de 135,15€ au lieu de 125,15€.

Au lieu d’une augmentation proportionnelle au nombre de personnes composant le ménage, le Collège opte donc pour une augmentation linéaire de 10€ qui devra être payée par tous, peu importe leur nombre et leur production de déchets. Cela pénalisera donc les personnes isolées par rapport aux ménages plus nombreux.

Certes, le dégrèvement accordé pour les personnes à faibles revenus est relevé de 6€ (42€ au lieu de 36€), mais cela ne compense absolument pas la hausse de 10€ envisagée.

  • Non-sens écologique

Par ailleurs, cette réforme de la taxe « déchets » était l’occasion d’une vraie ambition écologique pour la Ville de Huy, qui aurait pu se traduire par une diminution de la part forfaitaire et une augmentation substantielle de la part variable, afin d’encourager la population à diminuer sa production de déchets. Or, si la part variable augmente légèrement (de 0,16 à 0,18€/kg supplémentaire), la hausse vise principalement la taxe socle forfaitaire.

De nombreuses personnes produisent pourtant beaucoup moins que les 12 levées et 45kg/personne par an prévus dans la taxe forfaitaire. Or, déjà actuellement, le montant excessivement élevé de la taxe forfaitaire ne les encourage pas à trier. Mais avec l’augmentation prévue, ils y auront encore moins intérêt puisqu’ils devront de toutes façons la supporter. La proposition de la majorité constitue donc une véritable sanction des bons comportements et une incitation à ne pas trier !

On aurait également pu profiter de cette réforme pour enfin introduire le tri des déchets organiques à Huy, une des dernières communes de la région à ne pas bénéficier de ce service. Ce n’est malheureusement pas le cas et cela signifie que les personnes qui n’ont pas de compost à disposition voient leurs déchets organiques s’ajouter aux résiduels, au lieu d’être valorisés en énergie renouvelable. Et l’argument selon lequel la taxe s’en trouverait augmentée ne tient pas la route au vu du montant payé par les habitants des communes voisines engagées dans ce système.

  • Les Hutois moins bien lotis

En effet, la taxe « déchets » est, aujourd’hui déjà, beaucoup plus élevée à Huy que dans les communes voisines, aux spécificités urbaines identiques, que sont Wanze et Amay. Ainsi, comme le montre le tableau ci-dessous, les Hutois paient plus cher pour une offre pourtant bien inférieure. Et ce constat s’aggrave avec la réforme proposée.


A titre d’exemple, un ménage de deux personnes paie actuellement 93,86€ à Huy, et bientôt 104,11€ avec la réforme, pour 90kg de déchets résiduels. Il paierait 115€ à Wanze, mais pour 140kg de déchets (80 kg résiduels et 60kg organiques). A Amay, il ne paierait que 107€, pour 120kg de déchets (60 kg résiduels et 60kg organiques).

Cela signifie que la taxe forfaitaire pour un ménage de deux personnes s’élève à Huy à 1,04€ par kilo ramassé et passera demain à 1,16€/kg. A Wanze et Amay par contre, elle ne s’élève qu’à 0,82€/kg et 0,89€/kg. On parle donc d’une différence de 27 à 34 centimes par kilo de déchets inclus dans l’offre, ce qui est énorme !

La même différence flagrante vaut également pour les personnes isolées et les ménages de trois personnes ou plus (cf. tableau), ce qui démontre qu’une alternative est possible à un coût moins élevé pour les citoyens.

Face à ces constats, le groupe Ecolo ne peut dès lors que s’opposer à cette réforme qui fait du Hutois le dindon de la farce et qui ne poursuit aucune ambition écologique, pénalisant plutôt les bons comportements !

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Pylône du Bois-Marie : quand la Ville cède aux sirènes du privé…

Pylône du Bois-Marie : le retour ! Ce dossier empoisonne la vie des riverains depuis de nombreuses années. Ils pensaient être enfin sauvés suite au démontage de ses antennes par Mobistar à la fin du mois de mai.

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Cependant, alors que c’est bien l’ensemble du pylône qui a été déclaré définitivement illégal, Nostalgie, propriétaire de l’édifice, refuse aujourd’hui de procéder au démontage et envisage une demande de régularisation.

Or, nous avons récemment pu découvrir dans la presse que le Collège semblait aujourd’hui abandonner les riverains dans leur combat, ce qui les a véritablement choqués. Ainsi, plutôt que de faire respecter la légalité comme cela avait été le cas avec Mobistar, les autorités communales préfèrent visiblement cette fois-ci céder au lobby de Nostalgie.

Il s’agit pourtant toujours bel et bien du même dossier étant donné que c’est l’ensemble du pylône qui a été déclaré illégal, et pas uniquement les antennes de Mobistar. Par ailleurs, si elles sont potentiellement moins nocives que les ondes GSM, les ondes radios restent des ondes électromagnétiques, faisant donc courir un risque aux riverains. Enfin, cette nouvelle position du Collège est d’autant plus incompréhensible qu’un pylône radio existe à 250 mètres de là, loin de toute habitation, ce qui permettrait de maintenir la diffusion de Nostalgie sur Huy et Wanze.

Au-delà de l’illégalité administrative confirmée par les autorités, le pylône pose en outre question en terme de sécurité pour les riverains. En effet, sa résistance au vent est de seulement 84km/h, ce qui est très peu par rapport aux vents que nous connaissons régulièrement dans nos régions. Par ailleurs, la présence de nombreuses poches d’eau souterraines autour du Bois-Marie permettent de s’interroger sur la stabilité de l’ouvrage.

La santé et la sécurité des riverains doivent donc primer sur les intérêts d’un opérateur privé !

Afin de mieux comprendre le soudain changement de position des autorités, nous poserons dès lors une série de questions au Collège lors du Conseil communal de ce 11 octobre 2016.

– Comment le Collège justifie-t-il un traitement différent entre Mobistar et Nostalgie ? Comment justifie-t-il sa soudaine tolérance vis-à-vis d’une illégalité pourtant identique ?

– Nostalgie a-t-il déjà introduit une demande de régularisation ?

– Pourquoi le pro justitia du 17 mars 2015 dressé par la Ville et constatant le maintien de l’irrégularité n’a-t-il pas été notifié à Nostalgie, pourtant propriétaire du pylône illégal ? Cela aurait en effet pu empêcher toute régularisation…

– Si aucune demande de régularisation n’a été introduite par Nostalgie, il est encore temps de lui notifier un PV d’irrégularité, ce qui empêcherait toute demande de régularisation. Le Collège envisage-t-il de le faire ?

– Le pylône pose réellement question au niveau de la sécurité. Le bourgmestre, en tant que responsable de la sécurité publique, envisage-t-il de faire analyser la sécurité et la stabilité du pylône ?

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Le marché de la patinoire échappe au Conseil !

Le marché public concernant la patinoire qui doit garnir le centre de Huy pour les quatre prochaines années vient d’être attribué. Le hic, c’est que le dossier n’est jamais passé devant le Conseil communal, ce qui pose réellement question en terme de contrôle démocratique.

L’opération est tout à fait légale puisqu’elle découle d’une délégation de pouvoir du Conseil communal vers le Collège votée en début d’année par la majorité hutoise. Le groupe Ecolo s’y était à l’époque opposé en raison de l’absence de limite fixée pour les marchés publics du budget ordinaire, comme c’est le cas pour la patinoire. Lors du vote de la délégation au Collège, nous avions en effet proposé des amendements limitant à 30.000€  les marchés pouvant être délégués à l’ordinaire. Le Collège les avait refusés en arguant du fait qu’il était ingérable de repasser par le Conseil pour des dépenses d’usage courant.

Cependant, dans le cas de la patinoire, on ne parle pas de l’achat de quelques stylos, mais bien d’un marché important dont les montant tournent autour de 80.000€ pendant 4 ans. Ce genre de dossier méritait clairement de passer devant le Conseil afin d’être soumis au contrôle de l’ensemble des élus.

Preuve est donc faite aujourd’hui que cette délégation illimitée au Collège constitue une véritable atteinte à la démocratie.

Nous doutons de la volonté de la majorité de revenir sur cette délégation. Nous interpellerons toutefois le Collège ce 11 octobre 2016 afin de lui suggérer de faire passer malgré tout ce genre de gros dossiers au Conseil, ne fut-ce que sous forme d’une prise d’acte, ou à tout le moins d’organiser une commission préalable pour en discuter. Se montrera-t-il ouvert à ces propositions ? Réponse ce mardi…

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Nouvelle signalétique à Huy : un dossier essentiel qui a déjà bien trop trainé…

Depuis plus de deux ans, le dossier de la modernisation de la signalétique à Huy est en cours.

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Après une longue étude ayant coûté 25.000€, le marché pour la réalisation a enfin été attribué en mars dernier, pour un montant de plus de 100.000€. A cette époque, le Collège assurait que l’ensemble de la nouvelle signalétique serait installée pour début juin, afin d’être en place pour la saison touristique. Par la même occasion, le site internet de la Ville devait également subir un lifting complet et être opérationnel dans la foulée.

Or, nous sommes en septembre, la saison touristique s’achève et aucun nouveau panneau n’a fait son apparition. Le site est lui aussi toujours dans le même état.

Lors du Conseil communal de ce 13 septembre, nous interrogerons dès lors le Collège sur les raisons de ce retard, dans un dossier qui traîne déjà depuis plusieurs années. Nous tenterons également de savoir quelles sont les nouvelles échéances prévues pour ce dossier.

Celui-ci est en effet essentiel pour l’avenir de la Ville, d’un point de vue touristique et économique. Cela s’est encore vérifié pendant la foire du mois d’août où le parking du Quadrilatère n’était renseigné par quasiment aucun panneau, engendrant non seulement les problèmes habituels de stationnement mais également une faible fréquentation des commerces du centre-ville.

Il est urgent d’avancer dans ce dossier et nous espérons que le Collège pourra s’engager à des délais de réalisation les plus courts possible. Réponse ce mardi soir…

 

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Plan de transport 2017-2020 de la SNCB : une opportunité à saisir !

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La SNCB consulte actuellement les Collèges communaux afin d’avoir leur avis sur son futur plan de transport 2017-2020. Alors que de nombreux navetteurs hutois expérimentent au quotidien les difficultés posées par la version actuelle du plan, en vigueur depuis décembre 2014, la consultation en cours est donc l’occasion de tenter d’améliorer les choses !

C’est pourquoi, lors du Conseil communal de ce 21 juin, nous demanderons au Collège la position qu’il a défendue auprès de la SNCB, afin d’améliorer la vie des navetteurs. Et dans le cas où il n’a pas encore rendu d’avis, quelle position compte-t-il défendre ?

A-t-il, ou compte-t-il, attirer l’attention de la SNCB sur la nécessité de ré-augmenter les arrêts des trains à la gare de Statte, tout en maintenant suffisamment d’arrêts à Andenne ?

Qu’en est-il de l’allongement qu’ont connu les temps de trajet vers Liège et Namur ?

Quid des trains directs vers Bruxelles dont le nombre a diminué depuis 2014 ?

Et enfin, le Collège a-t-il, ou va-t-il, plaider pour un rétablissement, voire un développement, des trains tôt le matin et tard le soir ?

Tous ces éléments sont essentiels au développement d’une véritable mobilité digne du 21è siècle, afin d’offrir aux utilisateurs du service public qu’est la SNCB une réponse efficace à leurs attentes. Et la consultation actuellement en cours est le moment idéal pour le faire !

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Pylône du Bois-Marie : est-ce reparti pour un tour ?

Vous vous souvenez sans doute de ce fameux pylône de 36 mètres de haut, servant de relai radio et GSM, situé dans le quartier du Bois-Marie, à une dizaine de mètres de la maison du voisin le plus proche, et à 5 mètres de la salle des fêtes «La Croisée ».

pylôneLe 30 mai dernier, au terme d’un combat juridique et administratif long de près de 10 ans, les riverains ont eu le plaisir de voir Mobistar démonter ses antennes placées sur le pylône, suite au refus par le Fonctionnaire-délégué, confirmé par le Ministre, de régulariser le permis l’autorisant à placer ses antennes sur le pylône. Mais cela ne semble malheureusement pas être terminé…

Le refus de régularisation avait pour motif l’irrégularité du pylône lui-même, la décision du Ministre du 10 juin 2014 précisant en effet que le « pylône ainsi que les 2 édicules techniques s’avèrent en irrégularité par rapport aux (…) lotissements ».

Fin mai, les riverains ont donc cru que Nostalgie, apparemment propriétaire du pylône et disposant elle aussi de relais sur celui-ci, allait suivre Mobistar et démonter ses propres installations, ainsi que le pylône irrégulier. Or, rien de tout cela !

Il semblerait que Nostalgie ait introduit une demande de régularisation pour ses propres installations, et ce alors que le pylône a été déclaré définitivement illégal. Si tel est le cas, un nouveau long combat administratif semble donc attendre les habitants du Bois-Marie avant de voir définitivement disparaître le pylône, et pas seulement les antennes qu’il supporte.

Ceux-ci n’ayant pas reçu de réponse à leurs multiples courriels et lettres adressés au Collège, nous l’interrogerons lors du Conseil communal de ce 21 juin 2016, afin de savoir si ces informations sont exactes.

Dans l’affirmative, quelle est maintenant la suite de la procédure ? La Ville maintiendra-t-elle sa position exprimée dans son avis défavorable du 18 novembre 2013, affirmant l’illégalité du pylône ?

Que peut-elle concrètement faire pour faire disparaître ce mastodonte de 36 mètres de haut qui, en plus d’être irrégulier, ne répond aujourd’hui plus aux normes techniques imposées aux nouveaux édifices de ce genre ?

S’opposera-t-elle à toute demande de transaction, comme le Collège l’avait affirmé en réponse au citoyen qui l’avait interpellé sur la question lors du Conseil communal du 27 janvier 2015 ?

Et enfin, la Ville s’engage-t-elle à introduire un recours contre une éventuelle décision de régularisation de la part du fonctionnaire-délégué ?

Eléments de réponses lors du Conseil de ce 21 juin…

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Mobilité à Huy : à quand des solutions durables ?

En janvier dernier, on apprenait que le Gouvernement Wallon débloquait 7,5 millions d’euros pour terminer la liaison Tihange-Tinlot. La finalisation de ce chantier, déjà vieux de 11 ans, est essentielle pour la mobilité dans la région, et particulièrement à Huy qui devrait voir le charroi de camions diminuer de moitié dans son centre-ville. Lors du Conseil communal de ce 10 mai 2016, nous interpellerons donc la majorité hutoise afin d’obtenir des informations plus précises quant au calendrier d’exécution des travaux. Nous en profiterons également pour demander où en est la mise en œuvre du Plan intercommunal de mobilité, présenté il y a deux ans, et qui tarde à montrer ses effets concrets.

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Après des années de rebondissements multiples, le Gouvernement a donc annoncé l’octroi des budgets pour la troisième et dernière phase de la liaison Tihange-Tinlot, dans le cadre de son plan infrastructures 2016-2019. C’est évidemment une excellente nouvelle et cela évitera que ce dossier ne soit rangé parmi les grands travaux inutiles. Cependant, à l’époque, aucun calendrier précis n’était avancé. Tout au plus parlait-on de l’horizon 2020 pour la finalisation du chantier.

La question que nous poserons au Collège est donc la suivante : dispose-t-on, 5 mois plus tard, d’informations plus précises quant au calendrier d’exécution de ce projet essentiel pour la Ville de Huy et la région ?

Mais la problématique de la mobilité à Huy est bien plus large que la seule liaison Tihange-Tinlot, même si cette dernière constitue un élément important de réponse à certaines difficultés. Il n’est ainsi pas nécessaire de rappeler les problèmes de mobilité à Ben-Ahin, rencontrés quotidiennement par les Hutois et qui ne sont toujours pas résolus, pour attirer l’attention sur l’urgence à y apporter des solutions concrètes.

Pour répondre à cette problématique et à de nombreuses autres, un Plan Intercommunal de mobilité a été présenté en mai 2014. De nombreuses pistes d’actions y étaient proposées, notamment en matière de développement des moyens de transport alternatifs à la voiture individuelle (voitures partagées, covoiturage,…), de mobilité douce (parkings vélos,…) ou encore de réaménagement des voies d’entrée de la Ville (requalification de la RN 90, réaménagement du carrefour Baudouin,…).

Deux ans plus tard, les actions concrètes proposées par le Plan semblent tarder à prendre forme sur le terrain. C’est pourquoi, nous interrogerons le Collège afin de savoir où en est la mise en œuvre du Plan intercommunal de mobilité. Nous souhaiterions notamment savoir quels projets sont concrètement prévus et à quelle échéance.

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