Taxe déchets : une augmentation injuste, anti-écologique et pénalisante pour les Hutois !

déchets organiques

Alors que la promesse de campagne de l’ensemble des partis de la majorité était de ne pas augmenter les taxes, le Collège propose aujourd’hui, après avoir déjà augmenté les additionnels à l’IPP il y a 3 ans, de relever la taxe «déchets » de plus de 10€ par ménage par an.

Cette augmentation de la taxe est profondément injuste puisqu’elle va frapper d’abord les personnes isolées. Elle est également anti-écologique puisqu’elle concerne essentiellement la part forfaitaire, déjà extrêmement élevée à Huy, sans introduire de récolte des organiques. Elle est enfin pénalisante pour les Hutois qui paient déjà le traitement de leurs déchets beaucoup plus cher que dans les communes voisines, en comparaison au service rendu.

C’est pourquoi le groupe Ecolo votera contre la proposition du Collège. Explications…

  • Injustice sociale

L’augmentation proposée est linéaire, ce qui signifie qu’elle est d’environ 10€ pour tous les ménages, qu’ils soient constitués d’une, deux ou trois personnes. Ainsi, en incluant la location du conteneur, la personne isolée verra sa facture passer de 64,59€ à 74,09€, le ménage de deux personnes paiera 104,11€ au lieu de 93,86€, tandis que le ménage de trois personnes et plus s’acquittera de 135,15€ au lieu de 125,15€.

Au lieu d’une augmentation proportionnelle au nombre de personnes composant le ménage, le Collège opte donc pour une augmentation linéaire de 10€ qui devra être payée par tous, peu importe leur nombre et leur production de déchets. Cela pénalisera donc les personnes isolées par rapport aux ménages plus nombreux.

Certes, le dégrèvement accordé pour les personnes à faibles revenus est relevé de 6€ (42€ au lieu de 36€), mais cela ne compense absolument pas la hausse de 10€ envisagée.

  • Non-sens écologique

Par ailleurs, cette réforme de la taxe « déchets » était l’occasion d’une vraie ambition écologique pour la Ville de Huy, qui aurait pu se traduire par une diminution de la part forfaitaire et une augmentation substantielle de la part variable, afin d’encourager la population à diminuer sa production de déchets. Or, si la part variable augmente légèrement (de 0,16 à 0,18€/kg supplémentaire), la hausse vise principalement la taxe socle forfaitaire.

De nombreuses personnes produisent pourtant beaucoup moins que les 12 levées et 45kg/personne par an prévus dans la taxe forfaitaire. Or, déjà actuellement, le montant excessivement élevé de la taxe forfaitaire ne les encourage pas à trier. Mais avec l’augmentation prévue, ils y auront encore moins intérêt puisqu’ils devront de toutes façons la supporter. La proposition de la majorité constitue donc une véritable sanction des bons comportements et une incitation à ne pas trier !

On aurait également pu profiter de cette réforme pour enfin introduire le tri des déchets organiques à Huy, une des dernières communes de la région à ne pas bénéficier de ce service. Ce n’est malheureusement pas le cas et cela signifie que les personnes qui n’ont pas de compost à disposition voient leurs déchets organiques s’ajouter aux résiduels, au lieu d’être valorisés en énergie renouvelable. Et l’argument selon lequel la taxe s’en trouverait augmentée ne tient pas la route au vu du montant payé par les habitants des communes voisines engagées dans ce système.

  • Les Hutois moins bien lotis

En effet, la taxe « déchets » est, aujourd’hui déjà, beaucoup plus élevée à Huy que dans les communes voisines, aux spécificités urbaines identiques, que sont Wanze et Amay. Ainsi, comme le montre le tableau ci-dessous, les Hutois paient plus cher pour une offre pourtant bien inférieure. Et ce constat s’aggrave avec la réforme proposée.


A titre d’exemple, un ménage de deux personnes paie actuellement 93,86€ à Huy, et bientôt 104,11€ avec la réforme, pour 90kg de déchets résiduels. Il paierait 115€ à Wanze, mais pour 140kg de déchets (80 kg résiduels et 60kg organiques). A Amay, il ne paierait que 107€, pour 120kg de déchets (60 kg résiduels et 60kg organiques).

Cela signifie que la taxe forfaitaire pour un ménage de deux personnes s’élève à Huy à 1,04€ par kilo ramassé et passera demain à 1,16€/kg. A Wanze et Amay par contre, elle ne s’élève qu’à 0,82€/kg et 0,89€/kg. On parle donc d’une différence de 27 à 34 centimes par kilo de déchets inclus dans l’offre, ce qui est énorme !

La même différence flagrante vaut également pour les personnes isolées et les ménages de trois personnes ou plus (cf. tableau), ce qui démontre qu’une alternative est possible à un coût moins élevé pour les citoyens.

Face à ces constats, le groupe Ecolo ne peut dès lors que s’opposer à cette réforme qui fait du Hutois le dindon de la farce et qui ne poursuit aucune ambition écologique, pénalisant plutôt les bons comportements !

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Pylône du Bois-Marie : quand la Ville cède aux sirènes du privé…

Pylône du Bois-Marie : le retour ! Ce dossier empoisonne la vie des riverains depuis de nombreuses années. Ils pensaient être enfin sauvés suite au démontage de ses antennes par Mobistar à la fin du mois de mai.

pylône

Cependant, alors que c’est bien l’ensemble du pylône qui a été déclaré définitivement illégal, Nostalgie, propriétaire de l’édifice, refuse aujourd’hui de procéder au démontage et envisage une demande de régularisation.

Or, nous avons récemment pu découvrir dans la presse que le Collège semblait aujourd’hui abandonner les riverains dans leur combat, ce qui les a véritablement choqués. Ainsi, plutôt que de faire respecter la légalité comme cela avait été le cas avec Mobistar, les autorités communales préfèrent visiblement cette fois-ci céder au lobby de Nostalgie.

Il s’agit pourtant toujours bel et bien du même dossier étant donné que c’est l’ensemble du pylône qui a été déclaré illégal, et pas uniquement les antennes de Mobistar. Par ailleurs, si elles sont potentiellement moins nocives que les ondes GSM, les ondes radios restent des ondes électromagnétiques, faisant donc courir un risque aux riverains. Enfin, cette nouvelle position du Collège est d’autant plus incompréhensible qu’un pylône radio existe à 250 mètres de là, loin de toute habitation, ce qui permettrait de maintenir la diffusion de Nostalgie sur Huy et Wanze.

Au-delà de l’illégalité administrative confirmée par les autorités, le pylône pose en outre question en terme de sécurité pour les riverains. En effet, sa résistance au vent est de seulement 84km/h, ce qui est très peu par rapport aux vents que nous connaissons régulièrement dans nos régions. Par ailleurs, la présence de nombreuses poches d’eau souterraines autour du Bois-Marie permettent de s’interroger sur la stabilité de l’ouvrage.

La santé et la sécurité des riverains doivent donc primer sur les intérêts d’un opérateur privé !

Afin de mieux comprendre le soudain changement de position des autorités, nous poserons dès lors une série de questions au Collège lors du Conseil communal de ce 11 octobre 2016.

– Comment le Collège justifie-t-il un traitement différent entre Mobistar et Nostalgie ? Comment justifie-t-il sa soudaine tolérance vis-à-vis d’une illégalité pourtant identique ?

– Nostalgie a-t-il déjà introduit une demande de régularisation ?

– Pourquoi le pro justitia du 17 mars 2015 dressé par la Ville et constatant le maintien de l’irrégularité n’a-t-il pas été notifié à Nostalgie, pourtant propriétaire du pylône illégal ? Cela aurait en effet pu empêcher toute régularisation…

– Si aucune demande de régularisation n’a été introduite par Nostalgie, il est encore temps de lui notifier un PV d’irrégularité, ce qui empêcherait toute demande de régularisation. Le Collège envisage-t-il de le faire ?

– Le pylône pose réellement question au niveau de la sécurité. Le bourgmestre, en tant que responsable de la sécurité publique, envisage-t-il de faire analyser la sécurité et la stabilité du pylône ?

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Le marché de la patinoire échappe au Conseil !

Le marché public concernant la patinoire qui doit garnir le centre de Huy pour les quatre prochaines années vient d’être attribué. Le hic, c’est que le dossier n’est jamais passé devant le Conseil communal, ce qui pose réellement question en terme de contrôle démocratique.

L’opération est tout à fait légale puisqu’elle découle d’une délégation de pouvoir du Conseil communal vers le Collège votée en début d’année par la majorité hutoise. Le groupe Ecolo s’y était à l’époque opposé en raison de l’absence de limite fixée pour les marchés publics du budget ordinaire, comme c’est le cas pour la patinoire. Lors du vote de la délégation au Collège, nous avions en effet proposé des amendements limitant à 30.000€  les marchés pouvant être délégués à l’ordinaire. Le Collège les avait refusés en arguant du fait qu’il était ingérable de repasser par le Conseil pour des dépenses d’usage courant.

Cependant, dans le cas de la patinoire, on ne parle pas de l’achat de quelques stylos, mais bien d’un marché important dont les montant tournent autour de 80.000€ pendant 4 ans. Ce genre de dossier méritait clairement de passer devant le Conseil afin d’être soumis au contrôle de l’ensemble des élus.

Preuve est donc faite aujourd’hui que cette délégation illimitée au Collège constitue une véritable atteinte à la démocratie.

Nous doutons de la volonté de la majorité de revenir sur cette délégation. Nous interpellerons toutefois le Collège ce 11 octobre 2016 afin de lui suggérer de faire passer malgré tout ce genre de gros dossiers au Conseil, ne fut-ce que sous forme d’une prise d’acte, ou à tout le moins d’organiser une commission préalable pour en discuter. Se montrera-t-il ouvert à ces propositions ? Réponse ce mardi…

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