Quels dispositifs mis en place par la Ville pour faciliter le vote des personnes handicapées ?

Il y a 6 ans, juste avant les élections de 2012, nous avions rencontré une habitante de Saint-Léonard dont la fille était aveugle. Sa fille souhaitait absolument exercer son droit de vote, mais cette dame était dans l’impossibilité de la conduire au bureau de vote et encore moins de l’assister pour voter. Elle était donc allée trouver la Ville pour savoir quelle(s) aide(s) elle pouvait obtenir. Et la seule réponse qu’elle avait obtenue avait été : « Adressez-vous à un parti politique »…

Cette réponse n’est évidemment pas satisfaisante et démontre l’importance d’améliorer la situation !

La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la Belgique en 2009, stipule explicitement que le vote doit être accessible à tous et que les autorités doivent organiser l’aide nécessaire pour permettre à toutes les personnes handicapées d’aller voter.

D’où la question que nous poserons à l’occasion du Conseil communal de ce 25 juin, qui comporte deux volets.

1) Quelles initiatives spécifiques la Ville compte-t-elle mettre en place afin de faciliter l’accès aux bureaux de vote pour les personnes souffrant d’un handicap ? Notamment en termes de transports, d’accessibilité de l’ensemble des bureaux de vote, de sensibilisation des présidents de bureaux et assesseurs, etc. Pourquoi ne pas également installer des bureaux de vote dans certaines maisons de repos pour les personnes âgées qui ont du mal à se déplacer ?

2) Et surtout, comment la Ville envisage-t-elle d’informer efficacement les citoyens concernés des différentes aides qui existent ou seront mises en place et pour lesquelles une demande spécifique doit être effectuée préalablement (transport, assistance, bureaux adaptés) ? A cet égard, c’est notamment essentiel d’informer le personnel communal afin qu’il puisse répondre adéquatement aux questions qui lui seront posées.

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Quel avenir pour les œuvres d’art en Ville ?

 

 

 

 

 

 

 

 

L’installation de la cabine de l’ancien téléphérique sur le rond-point situé au bout du Quai d’Arona a récemment fait couler beaucoup d’encre et de salive. Au-delà du symbole et de l’avis des uns et des autres sur l’aspect esthétique ou approprié de l’installation, c’est l’occasion de s’interroger sur la place de l’art en Ville.

De nombreuses œuvres d’art se trouvent en effet dans un état de dégradation avancée. Elles sont très peu entretenues et absolument pas mises en valeur. Parfois, elles ont carrément disparu, ne laissant subsister que la structure, ce qui représente un danger puisque des personnes en viennent même à trébucher et s’y blesser.

C’est notamment le cas des œuvres situées sur l’Avenue des Ardennes et aux alentours…

Nous pensons principalement aux peintures d’Eric Lefebvre fortement dégradées, à la sculpture de Cécile Plancq, abîmée et peu entretenue, et surtout à l’œuvre de Lorent Matagne, pour lequel nous avons évidemment une pensée particulière, vandalisée il y a 6 ans et jamais réparée depuis…

D’où la question que nous poserons lors du Conseil communal de ce 25 juin : que compte faire concrètement le Collège pour rénover et entretenir ces œuvres qui en ont bien besoin et qui sont une vitrine de notre Ville ?

Et de façon plus générale, ne faudrait-il pas avoir une réflexion plus large sur la conservation et l’entretien de l’art en Ville, en réalisant notamment un état des lieux des œuvres d’art qui se trouvent sur le territoire communal afin d’établir un plan de restauration et d’entretien de celles-ci ?

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Notre programme : 600 idées pour créer #Huyautrement en 6 ans !

Après des dizaines d’heures de rencontres, de réunions avec les comités de quartier et avec les forces vives de la Ville, de porte-à-porte chez les Hutoises et les Hutois, le voilà, il est enfin là : le programme. Ecolo est le premier parti à divulguer son projet de Ville pour les élections du 14 octobre 2018. Le contenu ? 600 idées pour créer #HuyAutrement en 6 ans !

Ces 600 idées ne tombent pas du ciel ; elles ont été portées par nos Conseillers communaux dans l’opposition durant toute la mandature précédente lors de chaque Conseil, elles ont été étudiées par tous nos candidats et sympathisants au sein de groupes de travail ouverts, mais surtout elles ont émergé des demandes concrètes lors de nos rencontres avec vous. C’est ça aussi une autre manière de faire de la politique : un programme qui ne ressemble pas à des paroles en l’air de politiciens, mais traduit les réalités du terrain et les demandes des citoyens.

Nous en sommes convaincus : Huy a aujourd’hui besoin d’énergie, de dynamisme et d’un projet de redéploiement enthousiasmant porté par des responsables qui s’y consacrent à 100%. Leur rôle est d’insuffler une véritable vision créative, sociale et innovante, en mobilisant réellement tous les Hutois qui ne demandent qu’à faire bouger leur Ville.

Alors, la voilà cette nouvelle vision d’une Ville de Huy qui bouge pour toutes et tous : un programme ambitieux mais réaliste, divisé en 9 chapitres qui traduisent chacun un idéal et qui seront dévoilés tout au long de l’été.

  1. Notre Ville est solidaire, elle relève le défi de l’interculturalité, elle offre un logement pour tous et elle promeut la santé;
  2. Notre Ville offre une mobilité fluide, sûre et apaisée pour chaque usager;
  3. Notre Ville est touristique, culturelle, sportive et dynamique;
  4. Notre Ville est commerçante et attractive;
  5. Notre Ville associe les citoyens aux décisions prises, en toute transparence;
  6. Notre Ville est amie des enfants, des jeunes, des familles et des aînés;
  7. Notre Ville est énergétique, verte, propre et agréable;
  8. Notre Ville est rurale, agricole et respecte le bien-être animal;
  9. Notre Ville assure un cadre de vie sûr et propre.

600 idées pour créer #HuyAutrement en 6 ans ! C’est par ici : Demandez le programme !

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L’ancien Zeeman à vendre : Ecolo Huy veut un projet global pour le chancre de la rue Neuve

C’est maintenant officiel sur Immoweb : l’ancien bâtiment Zeeman de la rue Neuve est à vendre pour plus de 500.000€ (https://www.immoweb.be/fr/annonce/immeuble-de-bureaux/a-vendre/huy/4500/id7507651). Marqués par une déclaration d’inhabilité depuis l’effondrement en septembre 2015, les deux immeubles doivent encore être démolis avant de développer dans le futur un hypothétique « projet immobilier comprenant un rez commercial de 230m2 ou deux de 115 m2 avec minimum deux étages d’appartements ».

Pour ceux qui en doutaient encore, la vente des deux immeubles Zeeman confirme qu’il n’existe, à ce stade, absolument pas de projet commun entre propriétaires pour remplacer le chancre de la rue Neuve. Et ce, alors que le Bourgmestre avait donné comme dernier délai aux propriétaires pour lui proposer un projet commun jusqu’à… fin 2017, puis janvier, et enfin avril. Or, fin mai, force est de constater que certains propriétaires semblent vouloir sauver les meubles dans leur coin.

« Ce que nous craignions arrive donc, constate Rodrigue Demeuse, chef de groupe au Conseil communal. Au lieu d’un projet global qui aurait représenté une réelle opportunité pour redynamiser la rue Neuve, chacun fait son petit projet dans son coin et le Collège reste spectateur. Cela témoigne d’une absence criante de vision ».

Une réunion de la dernière chance s’est bien tenue début mai entre les propriétaires, leurs avocats et la Ville, mais aucun plan concret n’a à nouveau pu y être présenté, si ce n’est une nouvelle promesse de projet pour l’été, n’associant pas l’ancien bâtiment Zeeman. De nombreux mois supplémentaires vont donc encore être perdus, au détriment de l’intérêt général, des commerçants et des Hutois…

Le groupe Ecolo Huy déplore un manque d’ambition pour la redynamisation de la rue Neuve – autrefois l’artère commerciale la plus importante de la Ville de Huy. Il ne suffit en effet pas de permettre à des promoteurs, de manière isolée et non-coordonnée, de spéculer sur l’achat d’immeubles effondrés et la reconstruction de surfaces commerciales isolées les unes des autres. Rodrigue Demeuse appelle la majorité à reprendre la main dans le dossier : « C’est une question de responsabilité politique. Se contenter de reconstruire à l’identique ne suffit pas. Il faut un projet associant l’ensemble de la zone et réfléchi avec les Hutois et les commerçants du quartier ».

Pour Ecolo Huy, la procédure d’expropriation de tous les immeubles effondrés de la rue Neuve s’impose plus que jamais comme la seule solution permettant à la Ville de transformer positivement ce terrain vague en plein centre-ville. « On a déjà perdu trop de temps en dépendant exclusivement des intérêts privés », explique Samuel Cogolati. « Il est urgent d’organiser un concours d’architectes participatif et innovant permettant aux Hutois, y compris les commerçants de la rue Neuve, de donner leur avis sur le meilleur projet pour redynamiser la rive Gauche ».

Les commerçants et les riverains ont déjà assez souffert de l’image détériorée du quartier ; il est urgent de passer à l’action. Le Collège doit maintenant initier les démarches d’expropriation du chancre, ce qui aura au minimum le mérite de mettre la pression sur les différents acteurs pour avancer rapidement vers un projet positif et innovant pour la rue Neuve !

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Bientôt une salle de blocus à Huy pour les étudiants ?

En cette période de blocus, nombreux sont les étudiants qui cherchent un endroit où réviser dans de bonnes conditions. A Huy, ils sont des centaines de jeunes à fréquenter les hautes écoles ou à revenir chez eux pour y passer leur blocus.

Mais l’étude à la maison n’offre pas toujours les conditions optimales en termes de concentration et d’efficacité. De plus en plus d’étudiants préfèrent en outre travailler en groupe. Ils sont donc nombreux à se ruer sur les bibliothèques des universités, à Liège ou à Namur, mais elles sont souvent bondées et les places disponibles sont très limitées.

Lors du Conseil communal de ce 29 mai, le groupe Ecolo proposera donc que la Ville mette une salle de blocus à disposition des étudiants intéressés. Ces derniers pourraient ainsi s’y rendre pour étudier durant les blocus de janvier, mai-juin et août.

Cette salle devrait idéalement être facilement accessible et équipée de wifi, avec des horaires assez larges. On pourrait également envisager d’y organiser des activités favorisant l’étude, avec notamment du coaching méthodologique ou des ateliers de détente.

Ce type de dispositif existe déjà dans d’autres communes comme Waremme et Bruxelles-Ville où le succès est au rendez-vous. Cela permet en effet aux étudiants de travailler dans une ambiance studieuse, seuls ou en groupe, avec suffisamment d’espace disponible et de confort.

Relevons enfin que, si la bibliothèque communale peut venir ponctuellement en aide aux étudiants, elle ne peut malheureusement pas servir de lieu d’étude régulier en raison, non seulement de l’absence d’encadrement spécifique, mais surtout d’horaires d’ouverture fort restrictifs qui ne correspondent pas aux nécessités d’un blocus. En effet, elle est fermée le lundi toute la journée et plusieurs matinées en semaine. Le week-end, elle est uniquement ouverte le samedi matin, ce qui ne répond évidemment pas aux besoins des étudiants.

La création d’une salle de blocus communale constituerait dès lors une mesure facile à mettre en œuvre et offrant une réelle plus-value aux jeunes Hutois. Espérons que la majorité se montre réceptive à cette proposition…

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Huy, 14ème du classement des accidents impliquant des usagers faibles : quelles solutions ?

L’institut de sécurité routière VIAS publiait il y a quelques semaines ses statistiques en matière d’accidents de la route, commune par commune. Si le bulletin de la Ville de Huy n’est guère brillant, il est particulièrement mauvais en matière d’accidents impliquant les usagers faibles.

En effet, la Ville de Huy se classe à la 14èmeplace des communes wallonnes les plus accidentogènes, avec 105 accidents ayant causé des dégâts corporels à des piétons ou des cyclistes entre 2012 et 2016.

Si ces chiffres s’expliquent par une multitude de facteurs, liés notamment à la fréquentation importante de la Ville, ils rappellent qu’il reste énormément de progrès à faire pour la sécurité routière à Huy.

Plusieurs solutions ont souvent été évoquées et promises. Parmi celles-ci, nous pouvons relever la transformation du centre-ville en zone 30, la sécurisation de l’arrivée du ravel devant la Collégiale, mais aussi le réaménagement de la RN 90 depuis la centrale jusqu’au centre afin d’en réduire la dangerosité.

Lors du Conseil communal de ce 29 mai, nous interrogerons donc la majorité pour savoir où en sont ces différents aménagements. Il est en effet urgent d’avancer sur ces dossiers qui doivent constituer des priorités absolues et, plus généralement, sur l’ensemble des mesures permettant de renforcer la sécurité des usagers faibles de la route.

 

 

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Voici la liste complète des 27 candidats Ecolo Huy !

Voici la liste complète des 27 candidats Ecolo Huy !

Voici les 27 candidats qui porteront le projet Ecolo Huy lors des élections communales de 2018 !

Ce sont avant tout des citoyens engagés qui se mettent au service des Hutois pour donner un nouveau souffle à notre belle Ville.

Quelques statistiques : 21 nouveaux candidats qui ne se sont jamais présentés et n’ont jamais exercé le moindre mandat, 10 candidats d’ouverture, une moyenne d’âge de 45 ans, le plus jeune candidat de la Ville (19 ans), le plus âgé (79 ans), le plus jeune candidat bourgmestre…

Découvrez les candidats

Voici leurs noms :

  1. Rodrigue DEMEUSE
  2. Delphine BRUYERE
  3. Samuel COGOLATI
  4. Laurine CORTHOUTS
  5. Xavier FOSSOUL
  6. Christelle STADLER
  7. Gilles DELCOURT
  8. Nathalie MALMEDIER
  9. Michel SIMONIS
  10. Marie-Luce PREYS
  11. Samuel DULIEU
  12. Anne-Lise SACRE
  13. Frédéric ROBINET
  14. Anabelle RAHHAL
  15. Francis GILSON
  16. Brigitte PIRARD
  17. Arbresh SHABANI
  18. Mireille WAUTERS – VAN ESPEN
  19. Fabian MEDART
  20. Sonia VANDENVEN
  21. Moïse SUL A NAWEJ
  22. Isabelle GILSON
  23. Roger CHARLES
  24. Géraldine DELFOSSE
  25. Alexandre RAULIER
  26. Sandrina GAILLARD
  27. Marc HODY
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Quand la rue Neuve portera-t-elle enfin son nom ?

Cela fait plus de 2 ans et demi que la rue Neuve est défigurée suite à l’effondrement intervenu le 18 septembre 2015. Les lieux ont été libérés par l’expert judiciaire depuis près d’un an. Depuis lors, rien ne s’est passé, si ce n’est l’installation d’une petite palissade temporaire. La rue est toujours dans le même état et les commerçants souffrent, tout autant que l’image de la Ville. Il y a donc urgence !

En juillet de l’année dernière, le Bourgmestre annonçait vouloir laisser la possibilité aux propriétaires de trouver un accord en leur accordant un délai jusqu’à la fin de l’année pour proposer un projet.

Au mois de novembre dernier, le Bourgmestre fixait la dead line à la fin du mois de janvier, sous peine de passer à l’expropriation. Les termes employés étaient alors extrêmement clairs : « J’ai encouragé les propriétaires à se mettre d’accord pour qu’ils proposent ensemble un projet de revitalisation pour la rive gauche. Mais si, d’ici fin janvier, rien n’a bougé, on changera de stratégie. On ira vers l’expropriation ».

Fin janvier, en l’absence de solution, un nouveau délai était laissé aux propriétaires afin de proposer un projet commun. Cet ultime délai était fixé à la fin avril. Le Bourgmestre disait ceci à l’époque : « J’ai revu les différents propriétaires. Ils ne sont pas très avancés dans la réalisation de leur projet, mais ils ont compris que leur intérêt mutuel était de s’entendre. Pour leur laisser le temps de lancer leur projet, je leur ai laissé un délai supplémentaire. En mars, début avril, nous aurons une nouvelle réunion, et nous ferons le point, afin notamment de vérifier que le projet de reconstruction est compatible avec les normes urbanistiques en vigueur »

Lors du dernier Conseil communal du 27 mars, le Bourgmestre annonçait une nouvelle réunion prévue avec les propriétaires pour la mi-avril.

Nous sommes aujourd’hui fin avril. La dead line fixée est donc arrivée à échéance.

Dès lors, au Conseil communal de ce 24 avril, nous interrogerons le Bourgmestre afin de savoir si la réunion prévue avec les propriétaires a bel et bien eu lieu et quel projet a été mis sur la table.

Si rien n’a été proposé, il faut alors respecter les engagements pris et avancer de toute urgence pour passer à l’expropriation. On a déjà perdu beaucoup trop de temps à espérer un hypothétique accord entre propriétaires alors que leurs assurances se déchirent par ailleurs, ce qui n’incite pas à croire à une solution commune à l’ensemble des immeubles concernés.

Il est surtout impératif de reprendre la main afin de ne pas être soumis aux désidératas d’un promoteur privé qui cherchera forcément le profit maximum. Au contraire, il faut construire un projet qui associe réellement les commerçants et les Hutois.

L’expropriation est donc la seule option qui permette de développer un projet véritablement novateur sur l’ensemble du site et associant les Hutois. Elle est d’ailleurs réclamée par les commerçants et, contrairement à ce qu’affirme la majorité, cette procédure ne sera pas nécessairement plus longue s’il y a une véritable volonté politique d’avancer (la loi du 26 juillet 1962 ne prévoyant pas de délai minimum pour la phase amiable et la phase judiciaire durant environ 40 jours avant l’entrée en possession des biens).

Cela fait un an qu’Ecolo le dit. Si la procédure avait été lancée directement, elle serait déjà bien avancée !

Il est donc temps que la majorité prenne ses responsabilités dans ce dossier, pour que la rue Neuve porte enfin son nom !

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Entrée en vigueur du RGPD : comment la Ville se prépare-t-elle ?

Le récent scandale facebook a une fois de plus démontré que la gestion et l’usage des données personnelles est un sujet de préoccupation majeur à l’heure de l’informatisation toujours plus grande de notre société.

Les communes sont des acteurs très importants dans la gestion de ces données, puisqu’elles en collectent de très nombreuses et surtout d’extrêmement sensibles. Elles sont dès lors pleinement concernées par le nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui entre en vigueur le 25 mai prochain.

D’ici là, les communes doivent ainsi remplir toute une série d’exigences, sous peine de se voir infliger d’importantes amendes (jusqu’à 20 millions d’euros) et de voir leur responsabilité mise en cause devant les tribunaux.

Dès lors, à un mois de l’entrée en vigueur du RGPD, nous interpellerons le Collège, lors du Conseil communal de ce 24 avril, afin de savoir comment la Ville se prépare concrètement à la mise en œuvre du RGPD.

Sera-t-elle en mesure de respecter l’ensemble de ses obligations dès le 25 mai ?

Parmi les obligations qui incombent à la Ville, relevons celle de désigner un délégué à la protection des données chargé de vérifier le respect du RGPD, de fournir des informations et des conseils et d’assurer le lien avec l’autorité de contrôle. Il doit en outre bénéficier d’une totale indépendance dans l’exercice de sa mission. La Ville a-t-elle déjà nommé un délégué à la protection des données ? Comment compte-t-elle assurer son indépendance ?

Par ailleurs, la Ville doit établir un registre de l’ensemble des activités de traitement des données afin de déterminer quelles données sont traitées, par qui et pour quoi faire. La Ville a-t-elle établi ce registre ? A-t-elle listé l’ensemble des personnes ayant accès aux données et a-t-elle pris des mesures pour sécuriser cet accès (modification des mots de passe, traçabilité des accès, renforcement de la sécurité informatique…) ?

En outre, la Ville doit mettre en place des procédures claires et efficaces permettant de répondre dans les courts délais imposés aux demandes des citoyens qui souhaiteraient exercer les droits qui leur sont accordés par le RGPD (droit d’accès aux données, droit de rectification, droit à l’oubli, droit à la portabilité…). Ces procédures ont-elles été établies ?

La Ville a-t-elle établi des procédures adaptées en cas de fuite de données, de hacking ou de risques de fuite, comme le lui impose le RGPD ?

Enfin, la Ville a-t-elle envoyé des membres de l’administration en formation sur le sujet ?

Tout ceci peut paraître très technique, mais les conséquences du non-respect de ces exigences sont potentiellement très importantes, tant pour les citoyens qui doivent pouvoir faire confiance à l’administration lorsqu’ils lui confient leurs données, que pour la commune qui s’exposent à d’importantes sanctions.

Et au-delà du simple respect du RGPD, il s’agit d’une occasion unique de repenser tout le système de traitement de l’information au sein de la Ville. Ne loupons donc pas le coche !

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Huy bientôt « Commune Zéro Déchet » ?

Le Ministre wallon de l’environnement vient de lancer un nouvel appel à candidatures visant à sélectionner 10 communes qui s’engagent dans la dynamique « zéro déchet ». L’objectif de ce plan est d’aider les communes à réduire la production de déchets sur leur territoire sous la barre des 100 kg par habitant par an d’ici à 2025.

Actuellement, la Ville de Huy bat tous les records de l’arrondissement en termes de production de déchets résiduels par habitant, avec 134 kg par an, ce chiffre étant même en augmentation ces dernières années. Avec l’introduction récente du tri des déchets organiques, un premier pas a été fait dans la bonne direction. C’est donc justement l’occasion d’aller encore plus loin en s’inscrivant dans la dynamique zéro déchet lancée par la Wallonie.

C’est pourquoi, nous proposerons, lors du Conseil communal de ce 27 février, que la Ville participe à l’appel à candidatures qui se clôture le 30 mars 2018.

Si la Ville est sélectionnée, elle recevra alors l’aide gratuite d’Espace Environnement pour dresser un diagnostic de la situation et, surtout, mettre en place des actions concrètes.

Parmi les actions possibles, citons la mise en place d’une EcoTeam, l’organisation d’un « Défi Familles Zéro Déchet », le soutien des initiatives citoyennes Zéro Déchet, le développement d’actions Zéro Déchet à destination des écoles et des jeunes, la mobilisation des commerçants, producteurs locaux, circuits courts autour du Zéro Déchet, le développement de sites de compostage collectif, la promotion du réemploi et de la réparation, la transformation des événements locaux en évènements Zéro Déchet…

Il s’agit donc d’une magnifique opportunité pour la Ville et d’un beau challenge à relever ! Espérons que la majorité se montrera progressiste en la matière…

Plus d’infos ici.

 

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