Une salle de blocus pour étudiants à Huy ?

En mai dernier, nous avions interrogé le Collège communal pour demander la création d’une salle de blocus à disposition des étudiants durant les périodes de bloque en janvier, mai-juin et août-septembre. A l’époque, seule la Ville de Waremme proposait ce service dans notre région. Depuis lors, d’autres communes lui ont emboîté le pas, comme Anthisnes et bientôt Wanze.

Cela répond en effet à une véritable demande des étudiants pour lesquels l’étude à la maison n’offre pas toujours les conditions optimales en termes de concentration et d’efficacité. Ils sont également de plus en plus nombreux à préférer travailler en groupe.

Ne pourrait-on pas dès lors mettre ce système en place à Huy dès le blocus de mai prochain ?

A l’époque, le Collège avait répondu que la bibliothèque communale remplissait déjà ce rôle. La bibliothèque est toutefois loin d’être adaptée aux besoins des étudiants et ne peut donc constituer qu’une solution de secours. Elle ne peut ainsi malheureusement pas servir de lieu d’étude régulier en raison notamment d’horaires d’ouverture fort restrictifs qui ne correspondent pas aux nécessités d’un blocus. Elle est notamment fermée le lundi et plusieurs matinées en semaine, ainsi qu’une grosse partie du week-end, ce qui ne répond évidemment pas aux nécessités d’un blocus.

C’est pourquoi, nous demandons la création d’une véritable salle réservée aux blocus, facilement accessible et équipée de wifi, avec des horaires assez larges. On pourrait également y organiser des activités favorisant l’étude, avec notamment du coaching méthodologique ou des ateliers de détente. Elle pourrait même être gérée en cogestion avec les étudiants eux-mêmes.

Espérons que le nouvel échevin de la jeunesse soit plus réceptif à cette idée. Réponse lors du Conseil communal de ce 26 février…

Share

Conseil consultatif des jeunes : 2 ans après, toujours rien…

Le renouvellement récent du conseil communal des enfants a remis en lumière l’importance de faire participer les jeunes à la vie de la Ville et aux décisions qui les concernent. Mais paradoxalement, cela a malheureusement à nouveau mis en évidence la frustration des jeunes conseillers qui atteignent l’âge de 12 ans et ne peuvent plus s’engager pour leur commune.

C’est donc l’occasion, lors du Conseil communal de ce 23 janvier, de revenir avec une proposition que nous avions déjà faite il y a plusieurs années : la création d’un conseil consultatif des jeunes. Nous sommes en effet convaincus qu’il est essentiel d’encourager la participation des jeunes de 12 à 26 ans, de les rapprocher des institutions locales, de les associer aux projets de la commune, d’écouter leurs besoins et attentes, et de valoriser leurs initiatives.

Il y a deux ans, lorsque nous avions posé la question au Conseil communal, avec Samuel Cogolati, l’échevin de la jeunesse s’était moqué de nous, en affirmant que tout était déjà lancé et qu’un conseil consultatif des jeunes verrait le jour très prochainement.

Deux ans plus tard, nous n’en sommes nulle part, rien n’a été fait…

Pourtant, les exemples de réussite ne manquent pas partout en Europe, mais aussi en Belgique, avec des conseils consultatifs extrêmement dynamiques et efficaces.

A la fin des examens de décembre, nous sommes allés à la rencontre des jeunes sur la Grand-Place. Et l’une des principales demandes était d’être plus écoutés et d’avoir la possibilité de mener des projets. La Mézon des jeunes de Huy est d’ailleurs demandeuse de pouvoir mettre en place une telle initiative en collaboration avec le service jeunesse de la Ville.

Dès lors, qu’attend le Collège pour offrir aux jeunes cette magnifique possibilité de s’exprimer et de porter des projets ?

Share

Un skate-park pour des jeunes qui ont déjà bien vieilli

En 2013, une grande consultation des jeunes Hutois, baptisée Huy à tes idées, a été organisée, débouchant sur plusieurs projets intéressants. La demande principale portait sur la réalisation d’un skate-park, réclamé par un important groupe de jeunes très motivés et impliqués, qui étaient prêts à s’investir sur le sujet.

Malheureusement, 4 ans plus tard, il n’y a toujours aucune trace de ce skate-park.

Le Collège leur avait promis la réalisation de l’installation dans les 2 à 3 ans… Et le point est inscrit au budget depuis 3 ans. On ne voit pourtant rien venir.

Lors du Conseil communal de ce 10 octobre 2017, nous interrogerons donc le Collège afin de savoir où en est le dossier.

Quoi qu’il en soit, les jeunes à l’origine du projet n’ont pas attendu la réalisation de l’ouvrage pour grandir et, pour plusieurs d’entre eux, quitter Huy. Dommage d’avoir ainsi manqué une belle occasion de concrétiser un tel exercice de participation citoyenne. Pour une fois que l’on consultait les jeunes quant à leurs envies, il est regrettable que la seule promesse d’importance qui leur avait été faite ne soit toujours pas réalisée 4 ans plus tard.

Nous espérons donc que le dossier se débloque dans les prochaines semaines.

 

Share

Bientôt un Conseil Consultatif des Jeunes à Huy !

Lors du Conseil communal de ce 22 mars 2016, Samuel Cogolati et moi-même, en tant que plus jeunes membres de l’assemblée, proposions la mise en place d’un Conseil Consultatif des Jeunes.

commission jeunesse

En effet, suite à notre participation, en décembre dernier, à un congrès de jeunes élus locaux européens, nous avons pu observer que cette pratique était courante dans de nombreuses localités partout en Europe, et souvent couronnée de succès. Nous souhaitions dès lors que la Ville de Huy s’engage dans une dynamique similaire.

La participation de tous les citoyens, y compris des plus jeunes, est essentielle à la démocratie et au dynamisme d’une commune. Les jeunes doivent donc être associés au maximum aux politiques qui les concernent, en privilégiant la participation et le dialogue plutôt que la répression et la stigmatisation.

La Ville l’a compris très tôt puisqu’elle fut pionnière en matière de participation des plus jeunes avec la mise en place d’un Conseil communal des enfants dès 1989, sur proposition d’ailleurs de l’actuel échevin de la jeunesse qui était conseiller communal à l’époque.

Lors du récent renouvellement de ce Conseil, nous avons pu nous rendre compte de l’excellent travail que réalisent les enfants qui en sont membres, particulièrement bien accompagnés en cela par les services de la Ville.

Cependant, cette initiative s’achève vers l’âge de 12 ou 13 ans, sans qu’une structure participative similaire n’existe pour représenter les jeunes entre 12 et 26 ans.

Or, au-delà de la frustration que cela génère chez les jeunes désireux de continuer à s’investir dans ce genre de lieu, nous sommes convaincus qu’il est essentiel d’encourager la participation des jeunes de 12 à 26 ans, de les rapprocher des institutions locales, de les associer aux projets de la commune, d’écouter leurs besoins et attentes, et de valoriser leurs initiatives.

A l’initiative du groupe Ecolo en 2013, la Ville de Huy s’est engagée dans une grande campagne, appelée « Huy à tes idées », visant à aller à la rencontre des jeunes pour écouter les demandes et envies. Cette campagne a bien fonctionné mais nécessiterait aujourd’hui un cadre plus clair et permanent afin de s’inscrire dans la durée.

C’est ce cadre que nous souhaitons mettre en place en créant un Conseil Consultatif des Jeunes, qui serait composé de représentants de 12 à 26 ans domiciliés à Huy, et/ou scolarisés à Huy, et/ou investis d’une manière ou d’une autre dans les mouvements de jeunesse, clubs sportifs et culturels, et autres institutions accueillant des jeunes sur le territoire de la Ville de Huy.

Ce Conseil serait consulté sur les questions concernant directement ou indirectement les jeunes (culture, sport, sécurité, santé, éducation, environnement, etc.) et aurait également la possibilité, d’initiative, de faire des propositions.

Afin d’en fixer les modalités précises, nous proposions également de réunir la commission communale de l’échevin de la jeunesse.

A l’heure où le fossé se creuse de plus en plus entre citoyens et autorités publiques, même au niveau local, nous sommes persuadés que ce Conseil Consultatif des Jeunes constituerait un outil très utile de démocratie et de cohésion sociale…

Cette vision des choses semble aujourd’hui partagée par le Collège, puisqu’ils nous ont répondu qu’un Conseil de ce type serait mis en place dans les prochains mois avec l’aide de la Mézon des Jeunes de Huy et InforJeunes. Voilà donc une excellente nouvelle !

Share

Soutien « à la carte » de la Ville aux mouvements de jeunesse…

Depuis plusieurs années, la Ville apporte un soutien aux mouvements de jeunesse dans l’acheminement de leur matériel jusqu’à leur endroit de camp. Cette aide, octroyée sur demande, est précieuse pour les unités concernées puisqu’elle permet d’économiser pas mal de moyens humains et financiers, bien nécessaires pour mener à bien leurs projets.

mvt jeunesse

Or, cette année, alors qu’une demande avait été adressée dans les temps à la Ville comme chaque fois, celle-ci a refusé de les aider pour le transport du matériel à l’aller. Prévenus au dernier moment, les animateurs concernés ont donc dû trouver une solution d’urgence, ce qui a entraîné un surcoût non budgétisé de plusieurs centaines d’euros. Pour le retour du matériel, fort heureusement, la Ville a, en dernière minute, décidé d’apporter son aide et cela n’a pas posé de problèmes.

La question qui se pose est dès lors de savoir pourquoi cette aide n’a pu être apportée que de façon partielle en 2015 alors qu’une demande avait été formulée comme chaque année ? Comment faire en sorte que cela ne se reproduise plus et que les responsables de mouvements de jeunesse puissent préparer leurs camps sereinement sans devoir faire face à ce type de mauvaise surprise de dernière minute ?

Share

Chômage des jeunes : la commune aussi peut agir !

Il y a quelques semaines, la presse nous apprenait que le taux de chômage à Huy avait augmenté de 8% en un an, un record en Wallonie.

Malgré toutes les précautions requises dans l’analyse de ces statistiques, plusieurs constats peuvent tout de même être établis :

  • Le taux de chômage à Huy (environ 18.5%) est de loin le plus élevé de l’arrondissement (11% en moyenne sur Huy-Waremme).
  • Une amélioration imminente n’est guère assurée vu la conjoncture économique actuelle, sans mesures spécifiques adéquates.
  • La précarisation des demandeurs d’emploi est de plus en plus frappante, surtout chez les jeunes, victimes principales des mesures d’austérité du gouvernement fédéral (allongement du stage d’attente, 55.000 personnes dont de nombreux jeunes privés d’allocations au 1er janvier 2015,…).

La majeure partie des moyens d’action sont évidemment entre les mains des niveaux fédéral et régional. Cependant, le pouvoir communal dispose de leviers pour s’attaquer aux trois causes principales du chômage : la mobilité des chômeurs, leur formation et le nombre d’emplois disponibles (- 18% en un an à Huy).

C’est pourquoi j’interpellerai le collège, lors du Conseil communal de ce 21 janvier, afin de connaître ses ambitions en matière de lutte contre le chômage, et plus particulièrement celui des jeunes.

En cherchant dans le Programme stratégique transversal (PST), nouvelle bible de la majorité, on trouve en effet peu de projets précis en la matière, à part les excellentes actions menées par le CPAS, dans le cadre du Plan de cohésion sociale, pour accompagner les jeunes bénéficiaires d’un revenu d’intégration. Cependant, de nombreux jeunes ne rentrant pas dans les conditions pour bénéficier d’un revenu d’intégration éprouvent d’énormes difficultés à trouver du travail et requièrent également des mesures adaptées.

Dès lors, quelles sont celles prises ou envisagées par le Collège ?

Par exemple, pour lutter contre les problèmes de mobilité des demandeurs d’emploi, n’envisage-t-il pas d’organiser des formations théoriques et pratiques pour l’obtention du permis de conduire à destination des demandeurs d’emploi, comme c’est le cas dans d’autres communes ? Le Forem propose le même genre de formations mais elles ne concernent que le permis pratique et uniquement les personnes qui ne disposent pas d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur. Or, rien n’existe dans ce domaine à Huy pour les chômeurs ne bénéficiant pas de cette aide et qui ne peuvent se permettre de financer les cours de conduite. Ou à tout le moins, la publicité n’en est pas suffisamment faite…

Peut-être pourrait-on également envisager de réaliser un véritable diagnostic de tout ce qui se fait en matière d’emploi pour les jeunes afin de soutenir le travail des ASBL actives dans le domaine.

Voilà donc quelques pistes concrètes à explorer au niveau communal pour lutter contre les causes du chômage des jeunes

Share

Huy commune jeunes admis !

Le service jeunesse de la Ville, en collaboration avec la Mézon des jeunes et Inforjeunes, organise une campagne, intitulée « Huy à tes idées », à destination des jeunes de la Ville afin qu’ils puissent s’exprimer sur les choses qu’ils souhaitent voir améliorées à Huy.

Ce jeudi 16 octobre, une après-midi est organisée en compagnie des jeunes pour qu’ils puissent se rencontrer et synthétiser les idées reçues.

Le groupe Ecolo-Huy salue le travail des différents services et ASBL dans l’organisation de cette action. Elle est en effet une des conséquences du processus « Commune Jeunes Admis » que nous avions fait adopter par le Conseil communal de février, et de la commission « jeunesse » qui avait été organisée dans la foulée. Au cours de celle-ci, nous avions remarqué toute la volonté des différents acteurs de la jeunesse de travailler en synergie de manière plus régulière. « Huy à tes idées » en est une belle illustration.

Cependant, nous regrettons que celle-ci soit limitée aux 12-18 ans et pas ouverte jusqu’à 26 ans, âge cible des maisons de jeunes auquel les gens sont généralement très impliqués et motivés pour porter des projets.

Ensuite, nous nous interrogeons sur les suites qui seront données à cette campagne. Est-ce un « one shot », ou bien souhaite-t-on vraiment poursuivre le travail avec les jeunes sur le long terme ? C’est évidemment la seule façon de rendre tout le travail fourni crédible et réellement efficace.

Enfin, envisage-t-on, comme l’appellent de leurs vœux les acteurs de terrain, de réunir régulièrement la commission jeunesse afin de créer un réel lieu de rencontre où peuvent être abordées ces différentes thématiques et les suites à donner à cette action ?

J’interpellerai l’échevin responsable dans ce sens lors du Conseil communal du 8 octobre prochain.

Share

écolo j Huy-Waremme dénonce un couvre-feu inacceptable à Waremme !

cp écolo j

Réaction d’écolo j Huy-Waremme à la décision du bourgmestre de Waremme, Jacques Chabot, visant à instaurer un couvre-feu dans certains espaces publics de la commune.

Ce lundi 19 août, nous apprenions dans la presse la volonté de Jacques Chabot, bourgmestre de Waremme, d’établir un couvre-feu dans le parc des Mayeurs dès la nuit tombée. En cause : quelques débordements supposés et, surtout, des « bandes de jeunes qui s’adonnent au tapage nocturne ».

écolo j s’indigne contre cette limitation des libertés individuelles, d’autant plus intolérable dans une démocratie qu’elle vise de manière indirecte sa population « jeune ».

Une fois encore, quelques mois à peine après l’abaissement des sanctions administratives communales à l’âge de 14 ans, les jeunes se retrouvent stigmatisés. Le Parti Socialiste waremmien fait preuve d’un grand conservatisme qui traduit son impuissance à amener des propositions constructives et préventives à destination de la jeunesse.

Pour écolo j Huy-Waremme, en agissant de la sorte, le bourgmestre répond à un problème ponctuel par la diabolisation et l’exclusion des jeunes de l’espace public.

Nous déplorons également que cet arrêté ait été conçu de façon unilatérale par le bourgmestre, de manière totalement arbitraire. En effet, aucune concertation préalable avec les acteurs de terrain et associations de jeunes n’a été engagée (AMO, services de prévention, police, établissements scolaires,…).

Le seul effet qu’aura cette décision est de déplacer le problème vers d’autres lieux de la Ville et d’empêcher les jeunes, et les moins jeunes, respectueux et responsables, de profiter d’un des rares espaces verts en centre-ville.

En conséquence, écolo j Huy-Waremme propose plusieurs pistes de solutions :

1) Etudier la possibilité d’une présence d’éducateurs la nuit.

2) Réaliser un travail de sensibilisation et de communication entre les riverains et jeunes du quartier.

3) Mettre à disposition des jeunes des locaux ouverts, où ils pourraient organiser une vie associative qui leur serait propre – y compris la nuit !

Des mesures sécuritaires conservatrices et rétrogrades ne suffisent pas ! Il est temps d’agir de manière structurelle pour permettre à la jeunesse, y compris à Waremme, de s’épanouir…

Julie Faniel et Rodrigue Demeuse, coprésidents d’écolo j Huy-Waremme

Share

Happy soft days : quel bilan ?

Durant la semaine du 17 juin, le service prévention de la Ville a mis en place un dispositif visant à occuper les étudiants ayant fini leurs examens. Ces fameux « jours blancs » où les jeunes se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes et parfois désœuvrés constituent souvent une période où les jeunes se voient offrir très peu d’activités. Ils se retrouvent dès lors sur la Grand’Place où la seule occupation possible est celle des terrasses de café.

C’est pourquoi, les diverses activités proposées par le service « Huy Clos », telles que des cours de zumba, l’escalade d’une échelle de pompier, des concours de WII, des murs d’escalade et des structures gonflables, constituent une piste de solution, certes imparfaite, mais en tout cas originale afin d’occuper les jeunes après la fin de leurs examens.

Les échos de la première édition de ces « Happy soft days » semblent plutôt positifs et j’interpellerai donc le collège, lors du Conseil communal de ce 5 juillet 2013, pour lui demander le bilan qu’il tire de cette organisation (en termes quantitatifs mais aussi qualitatifs) et pour savoir s’il envisage de réitérer l’expérience lors des prochaines sessions d’examens.

Réponse ce 5 juillet à 20h…

Share

Réforme des SAC : cachez ces jeunes que je ne saurais voir !

Ce jeudi 30 mai, la majorité fédérale, soutenue par la NVA, a adopté en séance plénière de la Chambre le très controversé texte de la ministre Milquet concernant les sanctions administratives communales (SAC). La mesure phare de cette réforme est l’abaissement de celles-ci aux mineurs de 14 ans. Depuis le début du processus, Ecolo j, tout comme Ecolo et 213 associations de terrain, s’oppose à cette loi non seulement stigmatisante pour les jeunes mais surtout totalement injuste et inutile.

Certes, il est important de sanctionner les incivilités qui empoisonnent la vie de tous les citoyens. Cependant, une fois de plus, on stigmatise les jeunes en les considérant comme des délinquants en puissance tout en mettant l’accent uniquement sur l’aspect répressif, au lieu de donner des moyens supplémentaires à la justice pour qu’elle puisse correctement travailler sur la dimension éducative. Il est ainsi difficile de retrouver un aspect formatif dans l’imposition d’une amende de 175 € qui sera de toute façon payée par les parents.

De plus, cette loi opère un dangereux déplacement du pouvoir judiciaire vers l’administration, ce qui engendre de nombreuses conséquences tout à fait inacceptables dans un état de droit. Tout en étant contraire à la séparation des pouvoirs et aux droits fondamentaux de la jeunesse, il y a en effet lieu de s’inquiéter quand la ministre déclare que le système sera autofinancé par les amendes perçues… La porte ouverte à des quotas ?

La mise en œuvre d’une telle réglementation représentera par ailleurs un coût non négligeable pour les communes. A cela, il faut ajouter le risque d’application différente d’une commune à l’autre étant donné que chaque conseil communal est libre de souscrire au système. Pour une même infraction, une personne pourrait bien être sanctionnée à Anvers mais pas à Charleroi…

Enfin, l’élément le plus aberrant dans cette histoire est bien l’inutilité de cette réforme. En effet, depuis que les SAC ont été étendues aux jeunes de 16 ans, seules une quarantaine de communes les appliquent, moins de deux fois par an pour la plupart. Mais la ministre et les députés de la majorité ne pouvaient (ou ne voulaient) pas s’en rendre compte puisqu’aucune étude sérieuse n’a été menée et qu’ils ont refusé, avec un mépris sidérant, d’entendre les acteurs de terrain.

Il s’agit donc bien d’une « loi-spectacle » destinée à rassurer les électeurs à un an des élections et qui n’apporte aucune solution à long terme. En attendant, que de temps et d’énergie gaspillés !

Share